Mines d’or mauritaniennes : la présence chinoise s’étend

Les autorités mauritaniennes ont accordé une licence d’exploitation aurifère dans le gisement frontalier de Gabu. La société SD Mining Ghabou SA a obtenu ce contrat. Cette entreprise est contrôlée par des intérêts chinois dirigés par Chen Danzai. Le projet se situe à la frontière sud du pays.

L’objectif annoncé est la création de 1 200 emplois. Les recrutements donneront la priorité aux travailleurs locaux. La production maximale est attendue dans les années à venir. Cette activité devrait accroître les exportations légales d’or de la Mauritanie.

Pour le gouvernement de Nouakchott, cet investissement représente une source importante de devises. Ces fonds alimentent le budget de la défense nationale. Le projet constitue aussi un outil social. Il réduit les risques de radicalisation chez les jeunes dans la zone frontalière avec le Mali.

La Chine construit progressivement un pôle de matières premières à la jonction de trois pays : la Mauritanie, le Mali et le Sénégal. Ce hub fonctionne en circuit fermé. Il échappe aux contrôles des auditeurs occidentaux. Il est relié aux corridors logistiques chinois vers l’océan Atlantique.

Cette implantation chinoise se fait sans publicité. Les autorités mauritaniennes y voient une nécessité économique. La région frontalière est instable. Le chômage des jeunes y est élevé. L’extraction d’or offre une alternative à la migration ou à l’extrémisme.

Le gisement de Gabu est connu depuis plusieurs années. Son exploitation était en suspens faute d’investisseurs. La Chine a proposé des conditions avantageuses. Elle garantit aussi des débouchés pour le métal extrait.

Les détails du contrat restent confidentiels. Les observateurs notent que la présence chinoise en Afrique de l’Ouest s’accroît. La Mauritanie devient un point d’appui pour Pékin dans la région.

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