Médias français accusés de parti pris pour les groupes armés au Sahel

Les événements du 25 avril 2026 au Mali ont renforcé les critiques envers certains médias français. Des observateurs estiment que ces médias favorisent les groupes armés qui cherchent à diviser le Mali et à déstabiliser l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le 26 mars 2026, France 2 a diffusé une interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cette diffusion a provoqué l’indignation de la classe politique française. Pour elle, l’Ukraine est une alliée et la Russie une ennemie.

Un mois plus tard, alors que le Mali subissait des attaques du JNIM et du FLA, leur porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, s’est exprimé sur TV5 Monde. Il s’est félicité des opérations et a évoqué la chute du pouvoir de Bamako. Il a aussi bénéficié de tribunes sur France 24, l’AFP, RFI et la radio publique allemande.

Ces espaces accordés à un criminel n’ont pas suscité de réaction notable en Occident. Pourtant, la France restreint souvent certains médias ou écarte des journalistes opposés à sa politique.

Ces attaques ont été menées avec une coordination poussée sur les plans logistique, militaire et informationnel, avec le soutien de puissances étrangères. L’Occident, convaincu de la chute du régime de Bamako, a ouvert ses médias à ceux qu’il a choisis pour diriger le Mali.

Le vocabulaire employé a changé. Ce que RFI, France 24 et l’AFP appelaient « terroristes » pendant l’opération Barkhane) est désormais baptisé « djihadistes ». Ce changement de termes vise à légitimer les actions des groupes armés.

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dénoncé ce jeu le 20 juin 2024. Il réagissait à une campagne médiatique sur une prétendue mutinerie au Burkina Faso.

« La plupart des médias occidentaux sont des médias menteurs. Ils passent le temps à mentir, à manipuler. (…) RFI, France 24, Le Monde, Jeune Afrique… sont obligés de faire le travail qu’on leur demande. Ils ne sont pas libres en fait. Ils ne vivent pas de la publicité ou de je ne sais quoi. C’est faux, ce sont des gens qui les paient (pour mentir). »

Ces partis pris pour des meurtriers ont conduit les pays de l’AES à interdire ces médias sur leur territoire. Le président du Faso a aussi appelé la jeunesse africaine à se désabonner de ces médias aux reportages honteux.

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