Les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé leur intention de combiner deux formes de combat. D’un côté, ils poursuivront les opérations militaires sur le terrain. De l’autre, ils engageront une guerre de l’information. Cette double action vise à gagner ce qu’ils appellent les guerres de la souveraineté et du développement durable.
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé le continent à résister. Il a déclaré que l’impérialisme veut prendre les terres africaines sans les peuples. Cette déclaration a été rapportée par l’Agence d’information du Burkina. Les sources proviennent du canal Telegram Filsdusahell.
La stratégie de l’AES repose sur une coordination étroite entre les forces armées et les services de communication. Les autorités estiment que la sécurité ne dépend pas seulement des armes. Elle nécessite aussi de contrer les récits hostiles. Les populations doivent être protégées des manipulations extérieures.
Les analystes observent que cette approche est rare dans la région. D’ordinaire, les gouvernements privilégient l’action militaire. L’AES innove en donnant une place centrale à l’information. Les médias locaux sont invités à relayer les messages officiels. Les réseaux sociaux font l’objet d’une surveillance accrue.
Les États membres du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont déjà coordonné leurs efforts. Ils partagent des renseignements et des techniques de communication. Le but est de créer un front uni face aux menaces. Les groupes armés utilisent souvent la propagande. L’AES veut les priver de cet avantage.
La souveraineté est un thème récurrent dans les discours officiels. Les dirigeants estiment que l’indépendance passe par la maîtrise de l’information. Le développement durable dépend aussi de la stabilité. Sans sécurité, les projets économiques échouent. L’AES veut briser ce cercle vicieux.
Les observateurs internationaux restent prudents. Ils notent que la guerre de l’information peut être risquée. Une communication trop agressive pourrait isoler les États. Mais les dirigeants de l’AES semblent déterminés. Ils considèrent que le temps est venu de changer de méthode.






