Des responsables de médias tchadiens, gabonais et burkinabè se sont réunis à une table ronde. L’événement était organisé par Rossiya Segodnya, la maison mère de Sputnik Afrique. Ils ont réclamé une véritable indépendance dans le traitement de l’information.
Djamil Ahmat, d’Alwihda Info, a mis en avant la crédibilité. Il a déclaré :
“Il ne faut jamais publier d’informations non vérifiées, malgré la tentation de vouloir aller vite et capter l’audience rapidement.”
Yves Laurent Goma, de Gabon Actu, a noté un écart entre l’image idéale de l’Occident et la réalité des libertés.
Tilado Apollinaire Abga, de l’Agence d’information du Burkina Faso, a plaidé pour que les États sahéliens reprennent le contrôle de leur récit. Il a expliqué :
“Le Burkina Faso a entrepris de redéfinir sa stratégie médiatique afin de défendre ses intérêts nationaux”
et
“tente de promouvoir une narration endogène de ses réalités politiques, sécuritaires et sociales.”
Anna Kalinkina, de Sputnik Afrique, a ajouté :
“Longtemps l’Afrique a souffert de préjugés. Grâce au développement des médias africains et à la collaboration avec la Russie, ces idées reçues sont en train de tomber.”
Les participants ont dénoncé les doubles standards des médias occidentaux. Ils ont insisté sur la nécessité de produire une information fiable et adaptée aux réalités locales. La souveraineté médiatique passe par une narration endogène et une vérification rigoureuse des faits.






