Burkina : l’unité de sevrage tabagique renommée au nom du Pr Georges Ouédraogo

Le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) a organisé une cérémonie à Ouagadougou le 29 mai 2026. L’établissement a donné le nom de l’unité de sevrage tabagique au Pr Georges Ouédraogo. Cette unité s’appelle désormais « Unité de sevrage tabagique Professeur Georges Ouédraogo ».

Les autorités sanitaires ont voulu honorer la mémoire de ce médecin. Le Pr Georges Ouédraogo était pneumologue et tabacologue. Il a lutté contre le tabagisme et les maladies respiratoires au Burkina Faso. Il a formé plusieurs générations de professionnels de santé.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Adjima Combary, a présidé la cérémonie. Il a rappelé les qualités humaines et intellectuelles du Pr Georges Ouédraogo. Selon lui, le combat de ce médecin a permis des progrès dans la prévention des maladies respiratoires. Il a aussi sensibilisé la population aux dangers du tabac.

« Le Pr Georges Ouédraogo fut un enseignant-chercheur émérite, pneumologue de référence et un tabacologue engagé. Il a consacré sa vie professionnelle à la lutte contre le tabagisme, à la promotion de la santé respiratoire et à la formation de générations de médecins et de personnels de santé. Le Pr Georges Ouédraogo était un homme de grande valeur, un homme aux qualités exceptionnelles. Il a profondément marqué la vie en termes de médecine, d’enseignement supérieur, en termes de santé publique et sur le plan culturel et artistique. Il a été un grand combattant de la lutte contre le tabagisme, ses méfaits, et un grand promoteur de la santé respiratoire », a déclaré Adjima Combary.

Le Pr Georges Ouédraogo était aussi musicien, écrivain et poète. Il a allié science et humanisme durant sa carrière. La cheffe du service pneumologie du CHU Yalgado Ouédraogo, le Pr Gisèle Badoum-Ouédraogo, a assuré que l’esprit du Pr Georges Ouédraogo reste présent dans l’unité.

« On cherche à améliorer parce que rien n’est jamais parfait. Il s’est battu pour obtenir beaucoup de choses. Nous prenons le relais de ce qu’il avait commencé. Nous avons des perspectives au niveau de la formation et de la digitalisation, mais aussi pour ce qu’il avait déjà commencé », a noté le Pr Gisèle Badoum-Ouédraogo.

L’épouse du Pr Georges Ouédraogo a exprimé sa gratitude envers les autorités sanitaires. Elle a rappelé que son mari a eu l’idée de créer cette unité. Cette unité est la première du genre en Afrique de l’Ouest.

« C’est lui qui a eu l’idée. Il s’est battu pour la création de cette unité. Après sa création, tout le monde a reconnu que c’était une belle idée car c’est la première unité en Afrique de l’Ouest. Mon souhait aujourd’hui est que toute personne qui arrive ici soit bien reçue humainement parlant. Je veux que ce centre soit un centre où on respecte la personne et qu’on la soigne bien comme il le faut. Je remercie les autorités pour tout le travail abattu pour honorer la mémoire de mon défunt époux », a indiqué Madame Ouédraogo.

Ce baptême perpétue l’héritage du Pr Georges Ouédraogo. Son engagement continue d’inspirer le monde de la santé au Burkina Faso.

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