Le 9 juillet 2026, Yassine Bounou ramasse le ballon dans ses filets. Le gardien marocain regarde le tableau d’affichage. France 2, Maroc 0. Il serre les mâchoires. Achraf Hakimi fixe la pelouse du Gillette Stadium. Le quart de finale vient de s’achever. Le silence qui suit ne ressemble pas à une fin. Il confirme une réalité.
Le Maroc quitte la Coupe du Monde 2026 aux portes des demi-finales. Jamais une équipe africaine n’avait enchaîné deux quarts de finale consécutifs. Le bilan du parcours : trois victoires, deux nuls, une défaite. Dix buts marqués, six encaissés.
Le tournoi commence le 13 juin à Philadelphie. Le Maroc affronte le Brésil, cinq fois champion du monde. Ismaël Saibari ouvre le score d’une frappe croisée. Le Brésil égalise en seconde période. Les Lions ne cèdent pas. Le sélectionneur Mohamed Ouahbi déclare :
On a regardé le Brésil dans les yeux.
Le 19 juin, à Kansas City, Saibari marque un but. Le Maroc bat l’Écosse 1-0. La défense reste solide. Le 24 juin, face à Haïti à Miami, l’équipe gagne 4-2. Hakimi, Saibari, Soufiane Rahimi et Yassine El Alami inscrivent les buts. Le Maroc termine deuxième du groupe C derrière le Brésil.
Le 29 juin, à Dallas, les Pays-Bas attendent. Le match est fermé et tendu. Le score est de 1-1 après prolongation. Sofiane Diop égalise pour le Maroc. La séance de tirs au but tourne à 3-2. Bounou réalise un arrêt décisif.
Le 4 juillet, à Houston, le Canada est balayé 3-0. Azzedine Ounahi marque un doublé. La FIFA salue son geste technique comme le
moment de la journée
. Rahimi ajoute un but. Les Lions gagnent leur place en quarts de finale.
Puis vient le 9 juillet contre la France. Les Bleus sont plus précis et plus forts. Le score final est 2-0. Le Maroc s’arrête là, sans honte ni regret.
En décembre 2022, le Maroc avait atteint les demi-finales. Walid Regragui était alors l’entraîneur. En mars 2026, il quitte son poste. Mohamed Ouahbi le remplace. Le doute s’installe. Mais le Maroc répond avec force. Achraf Hakimi, le capitaine, dépasse les 100 sélections. Il devient le leader émotionnel de l’équipe. Ounahi, relancé à Gérone, se montre régulier et décisif. Bounou reste un gardien sûr.
Cette année, dix sélections africaines participent à la Coupe du Monde. Neuf atteignent les seizièmes de finale. Une seule va jusqu’en quarts. Le Maroc incarne cette performance. Le royaume a bâti un modèle fondé sur les académies et les infrastructures. Ce modèle dépasse ceux du Cameroun, du Sénégal ou du Ghana.
La France a dit non, comme en 2022. Le plafond de verre reste intact. Mais la question n’est plus de savoir si une équipe africaine gagnera un jour. Elle est de savoir quand le Maroc le fera. 2026 confirme que l’Afrique a trouvé son étendard.





