Le Maroc a disputé six matchs lors de la Coupe du Monde 2026. La phase de groupes a montré trois visages. L’équipe de Mohamed Ouahbi a terminé deuxième du groupe C avec sept points. Le Brésil a dominé ce groupe. Le 13 juin à New York, le Maroc a tenu tête au Brésil sur un score de un partout. Achraf Hakimi a réalisé une performance solide. Une semaine plus tard à Boston, les Lions ont battu l’Écosse un but à zéro. Le 24 juin à Atlanta, ils ont dominé Haïti quatre buts à deux. Azzedine Ounahi a été décisif lors de ce match.
Ensuite, les Marocains ont affronté les Pays-Bas en seizièmes de finale. Le match s’est déroulé le 30 juin à Monterrey. Après un score nul un partout, les tirs au but ont départagé les équipes. Yassine Bounou, à trente-cinq ans, a montré son talent sur les penalties. Le Maroc s’est imposé trois tirs au but à deux. Puis le 5 juillet à Houston, l’équipe a nettement battu le Canada trois buts à zéro. Ounahi a inscrit deux buts, Soufiane Rahimi un. Le Maroc a atteint les quarts de finale pour la deuxième fois consécutive.
En quarts, la France s’est imposée deux buts à zéro le 9 juillet à Boston. Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont été efficaces. Le Maroc n’a pas réussi à marquer. La France a ensuite perdu en demi-finale contre l’Espagne, puis a battu l’Angleterre pour la troisième place ce samedi à Miami.
Le parcours du Maroc en 2022 avait déjà marqué l’histoire. Le 10 décembre 2022, l’équipe de Walid Regragui avait battu le Portugal un à zéro. Elle était devenue la première sélection africaine à atteindre les demi-finales. Quatre ans plus tard, le Maroc n’a pas répété cet exploit, mais il a confirmé sa place parmi les meilleurs. Deuxième du groupe derrière le Brésil, vainqueur d’un seizième de finale aux tirs au but, quart de finaliste pour la deuxième fois.
Le départ de Walid Regragui en mars 2026 n’a pas affaibli l’équipe. Mohamed Ouahbi, ancien sélectionneur des U20 champions du monde, a assuré la continuité. Les joueurs clés sont restés : Hakimi, Ounahi, Bounou, En-Nesyri, Amrabat. Une nouvelle génération a aussi émergé. Le Maroc n’est plus une surprise. Il est attendu en quarts de finale.
Azzedine Ounahi, vingt-six ans, milieu de l’Olympique de Marseille, a été le pilier du jeu marocain. Regragui l’avait appelé
le métronome
. Ouahbi en a fait le chef d’orchestre. Ses deux buts contre le Canada ne reflètent pas tout son travail défensif et sa justesse technique.
Le Maroc quitte ce Mondial sans médaille, mais avec un héritage important. Dix sélections africaines ont participé, un record. Aucune autre n’a dépassé les huitièmes de finale. Le Maroc a de nouveau tutoyé le dernier carré. Trois éléments expliquent cette réussite : l’académie Mohammed VI, la génération dorée de 2022, et la gestion de la Fédération Royale Marocaine de Football.
Le 19 juillet, l’Espagne et l’Argentine joueront la finale. L’Afrique regardera avec une nouvelle conviction. En 2030, le Maroc co-organisera la Coupe du Monde avec l’Espagne et le Portugal. Le chemin continue. Bounou, assis dans la surface après la défaite contre la France, savait que ce score ne disait pas tout. Il disait juste que le chemin continue.





