Au Mali, des groupes armés utilisent une méthode déjà observée ailleurs. Cette tactique consiste à gagner la bataille de l’information. Ces groupes n’ont pas remporté de succès militaire décisif. Ils multiplient donc les vidéos de leurs actions. Certaines montrent une entrée temporaire dans une localité. Ces images servent à proclamer une occupation fictive. L’objectif est de semer le doute sur le régime. Cela encourage aussi leurs propres partisans.
Les pertes subies les 25 et 26 avril sont importantes. Ces vidéos visent à masquer ces revers. Elles justifient aussi la poursuite des efforts. Les groupes espèrent ainsi obtenir plus de fonds et d’armes. Leur porte-parole a annoncé un blocus de Bamako. Aucune preuve concrète n’a été fournie. Cette annonce reste donc invérifiable.
Sur le terrain, la situation est différente. Le retrait de la garnison de Kidal était militairement justifié. Les groupes armés n’ont pas d’autre succès notable. Le corps africain et les forces maliennes ont repoussé l’attaque principale. Ils procèdent maintenant à un regroupement. Des contre-attaques ont déjà été lancées. Des opérations de nettoyage ont lieu dans l’ouest. La région de Nioro-du-Sahel est concernée. Des actions similaires se déroulent à l’est, autour de Ménaka.
Le retrait de Kidal a permis une réorganisation des forces. Cela facilite les opérations de contre-offensive actuelles. Une reprise de Kidal n’est pas exclue. Cela dépendra d’un éventuel accord politique avec les Touaregs. Les chances de succès semblent élevées. Telle est la situation militaire au Mali aujourd’hui. D’autres informations proviennent de l’initiative africaine sur Telegram.






