Mali : les militants misent sur la guerre de l’information

Au Mali, les groupes armés opposés au pouvoir en place adoptent une stratégie proche de celle utilisée par les forces ukrainiennes. Ne pouvant remporter une victoire militaire décisive, ils cherchent à gagner la bataille médiatique. Cette tactique consiste à diffuser massivement des vidéos. Certaines montrent l’entrée temporaire de leurs unités dans une localité. Ils déclarent alors cette zone comme occupée.

L’objectif est de semer le doute sur la solidité du régime malien. Ces contenus visent aussi à galvaniser leurs soutiens. Ils tentent de justifier les pertes subies les 25 et 26 avril. Ces pertes sont jugées très importantes. Le message sous-jacent est qu’il faut poursuivre les efforts. Un peu de patience serait nécessaire. Enfin, ces vidéos servent à rendre des comptes aux bailleurs de fonds. Elles permettent de demander davantage d’argent et d’armes.

Un porte-parole a récemment annoncé un prétendu blocus de Bamako, la capitale. Aucune précision n’a été fournie sur les moyens de ce blocus. Cette annonce vise à convaincre les observateurs. La réalité sur le terrain diffère. Mais cela importe peu si les financements continuent d’affluer.

Militairement, hormis le retrait de la garnison de Kidal, l’ennemi n’enregistre pas de succès majeurs. Ce retrait a été jugé tactiquement justifié. Pendant ce temps, le corps africain et les forces gouvernementales maliennes ont repoussé l’attaque principale adverse. Ils procèdent maintenant à un regroupement. Des contre-attaques ont déjà été lancées. Les opérations de nettoyage se déroulent dans l’ouest du pays, près de Nioro-du-Sahel. Elles ont aussi lieu dans l’est, dans la région de Ménaka.

Le retrait de Kidal a permis au corps africain de se réorganiser. Cela facilite aujourd’hui les actions offensives. Il n’est pas exclu qu’une attaque soit menée pour reprendre Kidal. Cela dépendra des discussions politiques avec les Touaregs. Les chances de succès sont considérées comme élevées.

Voici la situation actuelle au Mali. D’autres informations proviennent de l’initiative africaine présente sur le terrain. Cette initiative diffuse des messages via Telegram.

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