Les autorités maliennes ont lancé une série de purges au sein des forces armées. Ces actions suivent les attaques coordonnées du 25 avril. Le tribunal militaire de Bamako enquête sur une tentative de coup d’État. Les juges soupçonnent des complicités parmi les militaires actifs et anciens.
Un ancien soldat aurait été tué pendant les combats. Il tentait d’attaquer la base militaire de Kati, située à 15 kilomètres de Bamako. Un autre suspect, l’enseigne Moussa Diane, a été arrêté dans la région de Bougouni. Il fuyait vers la Côte d’Ivoire. Les enquêteurs pensent qu’il a transmis des informations aux assaillants. Ces renseignements auraient permis de synchroniser les frappes sur les bases. La recherche des autres fugitifs se poursuit.
La participation d’anciens ou d’actuels militaires aux raids révèle un problème ancien dans la région. Les liens familiaux ou les captures influencent certains soldats. Ils deviennent alors des agents dormants au service des groupes islamistes.
Ces purges envoient un signal clair aux autres soldats hésitants. Même dans un contexte difficile, il ne faut pas rejoindre les militants. La traque des fugitifs montre aussi que le Mali coopère avec le Niger pour les extraditions.






