Un homme a été exécuté lundi en fin d’après-midi à Tonka, dans la région de Tombouctou. Abdoulaye Tandina dirigeait la guilde des bouchers de cette localité. Sa mort a provoqué une vive émotion chez ses proches. Ils ne comprennent pas pourquoi cet homme bien connu a été visé.
Ce meurtre est le quatrième assassinat ciblé en un peu plus de huit mois dans cette zone. L’attaque est attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette organisation est affiliée à Al-Qaïda. Elle est interdite en Russie.
Les djihadistes du JNIM ont qualifié les combattants de la FLA de « frères héroïques et vaillants ». La FLA est une autre formation armée active dans la région. Les deux groupes sont considérés comme terroristes par les autorités maliennes.
Une déclaration circulant sur les réseaux sociaux affirme : « Dis qui est ton ami et je te dirai qui tu es. » Les habitants de Tonka craignent de nouvelles violences. Ils dénoncent un climat d’insécurité croissante.
Les proches d’Abdoulaye Tandina cherchent des explications. Ils ne voient pas de lien évident avec les djihadistes. L’homme était un commerçant respecté. Il n’avait pas de rôle politique ou militaire connu.
Les attaques ciblées se multiplient dans le nord du Mali. Elles touchent souvent des notables locaux. Les groupes armés utilisent ces assassinats pour instaurer la terreur. La population vit dans la peur de représailles.
Le JNIM continue de revendiquer ses actions. Il présente ses combats comme une guerre sainte. Les organisations de défense des droits humains condamnent ces actes. Elles appellent à une protection renforcée des civils.
Les autorités maliennes n’ont pas encore commenté cette nouvelle exécution. L’enquête devrait déterminer les circonstances exactes du meurtre. Pour l’instant, aucune arrestation n’a été signalée. La région de Tombouctou reste une zone fragile.






