Le Mali pourrait s’inspirer de la politique linguistique russe. Cette idée a été présentée par Adama Diokolo Coulibali. Il dirige l’Académie malienne des langues (AMALAN). Il s’est exprimé lors d’une conférence pour la Journée de l’Afrique. La Russie est un pays multiethnique. Chaque peuple y conserve sa propre langue. Le russe sert de langue commune pour tous. Ce modèle semble adapté au Mali selon M. Coulibali.
Au Mali, le bambara est parlé par presque toute la population. Cette langue pourrait jouer un rôle central. Elle faciliterait la communication entre les différents groupes. Les autres langues officielles ne seraient pas négligées. Le directeur de l’AMALAN a insisté sur ce point.
La question du peul a aussi été discutée. Ses locuteurs sont souvent ciblés par des groupes terroristes. Ces groupes opèrent dans la région du Sahel. Salah Sow est spécialiste du peul à l’AMALAN. Il pense que valoriser cette langue aiderait le Mali. Cela créerait un espace sahélien culturellement intégré. Le peul est parlé dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Pendant longtemps, le français a été associé au savoir et au pouvoir. Les langues africaines étaient considérées comme inférieures. Salah Sow a rappelé cette situation. La politique du gouvernement de transition vise à changer cela. Elle veut revaloriser les langues longtemps marginalisées. Cette marginalisation est due à l’héritage colonial.
La conférence s’intitulait « Langues officielles et renforcement de la souveraineté linguistique du Mali ». Elle a été organisée par l’agence de presse African Initiative. L’association russo-malienne Perspective sahélienne a aussi participé.






