Les députés de l’Assemblée Législative du Peuple (ALP) ont approuvé à l’unanimité le projet de loi sur la réserve militaire. La séance plénière a eu lieu ce mardi 26 mai 2026 à l’hémicycle. Le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin Simporé, était présent. Le texte comprend 61 articles répartis en cinq titres.
Le Général Simporé a expliqué que cette loi répond au contexte de lutte antiterroriste. Il a rappelé que plusieurs mécanismes ont déjà été mis en place. Le volontariat pour la défense de la patrie en fait partie. Selon lui, le contexte géopolitique mondial impose de renforcer les capacités nationales. Les alliances stratégiques et les conflits ouverts ou larvés justifient cette mesure.
« Depuis que nous sommes engagés dans la lutte contre le terrorisme, plusieurs mécanismes ont été mis en œuvre pour contribuer à la victoire, notamment le volontariat pour la défense de la patrie. Avec le temps, il est apparu nécessaire, au regard du contexte géopolitique mondial marqué par des alliances stratégiques et des conflits ouverts ou larvés, de renforcer davantage nos capacités pour faire face à toute éventualité », a déclaré le ministre.
La réserve militaire permettra à tous les Burkinabè remplissant les conditions physiques, médicales et psychologiques de participer à la défense nationale. Cette réserve contribue aussi à consolider le lien entre l’armée et la nation. Elle se divise en deux catégories : la réserve de premier ordre et la réserve de second ordre.
La réserve de premier ordre regroupe les personnes ayant une expérience militaire ou assimilée. Elle comprend les anciens militaires des Forces armées nationales, les anciens personnels des Forces de sécurité intérieure, les anciens Volontaires pour la Défense de la Patrie, ainsi que toute autre personne disposant d’une formation et d’une expérience militaires reconnues. Ces réservistes sont immédiatement mobilisables. Ils peuvent renforcer les unités opérationnelles, encadrer et former les réservistes de second ordre, ou assurer des missions de commandement, d’appui ou de soutien.
La réserve de second ordre est composée des anciens appelés du service national patriotique ayant reçu une formation civique et militaire, ainsi que de citoyens burkinabè volontaires sans expérience militaire préalable. Elle vise à renforcer les capacités des Forces armées nationales et à exercer des fonctions de soutien ou de spécialité. Selon sa formation, son expérience ou ses compétences, un réserviste de second ordre peut être employé pour des missions de commandement, d’appui ou toute mission répondant aux besoins des Forces armées nationales ou des Forces de sécurité intérieure.
Le recrutement dans la réserve de premier ordre se fait par sélection dans le vivier existant. Pour la réserve de second ordre, le recrutement se fait par appel à candidature pour les volontaires ou par sélection parmi les anciens appelés du service national patriotique ayant bénéficié de la formation civique et militaire. Le projet de loi a été adopté par les 57 députés présents lors de la séance.






