Mali et Burkina Faso officialisent leur retrait de la CPI

Le Mali et le Burkina Faso ont notifié leur départ de la Cour pénale internationale (CPI). Ces deux États appartiennent à l’Alliance des États du Sahel (AES). Le Niger avait déjà entamé une procédure similaire. Les notifications ont été envoyées le 24 juin à La Haye. Les gouvernements de Bamako et de Ouagadougou critiquent une justice qu’ils jugent partiale.

Dans leurs lettres, les autorités maliennes et burkinabè expliquent leur méfiance envers l’institution. Elles estiment que la Cour ne respecte plus les principes d’impartialité. Le gouvernement malien affirme que la distribution d’une justice pénale internationale équitable est entravée. Il accuse la CPI d’être instrumentalisée à des fins politiques. Le Burkina Faso considère que la Cour s’est éloignée de ses idéaux fondateurs. Il la décrit comme un outil sélectif et politisé.

Ces annonces suivent celle du Niger, qui avait notifié son retrait en septembre 2025. Les trois pays avaient alors déclaré leur intention commune. Conformément au Statut de Rome, le départ prendra effet un an après la réception des notifications. L’Assemblée des États parties à la CPI a exprimé ses regrets le 1er juillet. Elle a rappelé la souveraineté de chaque État dans ce choix.

Les critiques envers la CPI ne sont pas nouvelles. Plusieurs pays africains et observateurs lui reprochent de cibler principalement des responsables africains. D’autres conflits majeurs échappent à son action. L’absence de grandes puissances comme les États-Unis ou la Chine parmi les États parties alimente les doutes sur l’universalité du système. Les trois États sahéliens justifient leur décision par une volonté de réaffirmer leur souveraineté et de réorganiser leurs partenariats internationaux.

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