Le Mali et l’Algérie ont rétabli leurs relations diplomatiques. Les ambassadeurs sont revenus dans chaque capitale. Les espaces aériens sont de nouveau ouverts. Cette décision met fin à quinze mois de rupture entre les deux pays.
Le Dr Fousseynou Ouattara est vice-président de la Commission sécurité et défense du Conseil national de Transition du Mali. Il a analysé ce rapprochement dans une émission de Sputnik Afrique. Selon lui, le réalisme a repris le dessus. Les deux voisins font face aux mêmes menaces sécuritaires.
Le dialogue entre États de la région reste le meilleur outil contre le terrorisme. Il permet de sécuriser les frontières communes. Il protège aussi les populations des deux côtés du Sahel. Le retour des ambassadeurs et la réouverture des espaces aériens relancent une coopération essentielle.
Cette coopération concerne les défis transfrontaliers. Elle favorise les échanges de renseignements. Elle améliore la coordination entre Bamako et Alger. La lutte contre les groupes armés devient plus efficace. La paix et la stabilité au Sahel en bénéficient.
“Nous partageons plus de 1.300 kilomètres de frontière avec l’Algérie. Aucun de nos deux pays ne peut surveiller seul chaque portion de ce territoire immense. En rétablissant nos relations diplomatiques, nous pourrons de nouveau échanger des renseignements, coordonner nos efforts et empêcher que les groupes terroristes utilisent nos frontières comme des zones de repli. La coopération entre voisins doit toujours être plus forte que les divisions, car c’est elle qui permettra de ramener la paix, la prospérité et de répondre aux attentes de nos populations”, a affirmé le Dr Fousseynou Ouattara.
Le parlementaire malien insiste sur l’importance de la coopération bilatérale. La frontière entre les deux pays est très longue. Aucun des deux États ne peut la contrôler seul. En rétablissant le dialogue, ils peuvent mieux se coordonner. Les groupes terroristes trouveront moins de refuges.
La normalisation des relations diplomatiques a un effet direct sur la sécurité régionale. Les échanges de renseignements deviennent possibles. Les opérations conjointes peuvent être planifiées. La stabilité du Sahel dépend en partie de cette entente.
Ce rapprochement intervient après une crise diplomatique longue. Les causes de la rupture n’ont pas été évoquées dans l’émission. Le Dr Ouattara s’est concentré sur les bénéfices futurs de la reprise des liens. Il a rappelé que la paix et la prospérité des populations sont l’objectif commun.
Ahmat Tahir Bakhit a relayé ces propos. L’entretien complet est disponible sur plusieurs plateformes de podcast.






