Le 25 mars 2026, l’Organisation des Nations unies a adopté une résolution. Le Ghana et plusieurs pays africains ont porté ce texte. Il reconnaît la traite transatlantique comme un crime. Ce crime est le plus grave contre l’humanité. Le vote a obtenu 123 voix favorables. Cette majorité semble montrer une avancée. Mais certains pays ont refusé d’approuver le texte. Les États-Unis, Israël et l’Argentine ont voté contre. Le Royaume-Uni et plusieurs nations européennes se sont abstenus. Cette division révèle une fracture persistante. La reconnaissance du passé reste incomplète. Ces pays ne nient pas l’histoire de l’esclavage. Ils hésitent face aux textes ouvrant la voie aux réparations. Pour les peuples africains et leurs diasporas, cette position est difficile. Elle donne l’impression d’une souffrance reconnue. Mais ses conséquences ne seraient pas à réparer.
La résolution ne commémore pas seulement le passé. Elle met en lumière des conséquences actuelles. Les inégalités économiques en sont une. Les discriminations raciales en sont une autre. Le retard de développement de certaines régions est aussi pointé. L’histoire de l’esclavage influence encore le présent. Reconnaître cette réalité est donc essentiel. Elle permet d’envisager un monde plus juste. L’Union africaine a soutenu l’initiative du Ghana. Cette action s’ancre dans une lutte de longue date. Les peuples africains et caribéens la mènent depuis des années. Ils demandent une reconnaissance claire de la traite négrière. Ils demandent aussi des mesures concrètes. Il s’agit d’une exigence de justice. Elle se fonde sur des faits historiques établis. Des millions d’Africains ont été déportés et exploités. Leurs descendants subissent encore les conséquences aujourd’hui.
Ce débat montre une réalité souvent ignorée. Les richesses de nombreuses puissances occidentales en découlent. Leur développement économique a utilisé l’exploitation des Africains. L’esclavage a laissé des sociétés fragilisées en Afrique. Comprendre cela explique des inégalités actuelles. Ces inégalités existent entre les nations. Elles existent aussi au sein des sociétés.
« Tant que le lion n’aura pas raconté son histoire, le chasseur sera toujours le héros. »
Il est temps pour l’Afrique de faire entendre sa voix. Sa diaspora doit aussi défendre sa vérité. Une question essentielle se pose à tous. Sommes-nous prêts à transformer la mémoire en actions ? Ces actions doivent bâtir un avenir plus juste.






