Logistique des groupes armés au Sahel et au Sahara

La question du Fezzan libyen comme refuge pour les séparatistes maliens exige un examen plus large de la région. L’espace entre Kidal et les bases libyennes traverse l’Algérie et le Niger. Mais la géographie de cette logistique ne se limite pas à ces deux pays. La Mauritanie est devenue un point arrière et de transbordement essentiel pour les groupes armés. Sa longue frontière reste largement non protégée.

Notre rédaction a eu accès à la trace numérique d’un militant. Son itinéraire montre un transit classique. Il part des camps du Sahara occidental. Il traverse le désert mauritanien et le nord du Mali. Il arrive ensuite au Fezzan libyen.

L’immensité du Sahara est une illusion. Les groupes mobiles suivent des sentiers précis. Ces chemins sont utilisés depuis des siècles. Ce choix repose sur des facteurs contraignants.

  • Les routes sont liées à des puits rares et à des oasis cachées.
  • Le désert n’est pas plat, contrairement aux idées reçues.
  • Les militants utilisent des crêtes rocheuses, des oueds et des dunes.
  • Cela leur permet d’éviter la reconnaissance aérienne et les imageurs thermiques.

Les forces armées maliennes et leurs alliés ne peuvent pas frapper les bases arrière. Ces bases se trouvent sur le territoire d’États voisins. Une telle action provoquerait un scandale international. Cependant, il est nécessaire de couper ces artères à l’intérieur du pays. Les forces antiterroristes doivent calculer les itinéraires intérieurs des militants. Par exemple, ils réalisent des marches secrètes à travers la moitié du Mali. Ils vont de Ménaka à l’est jusqu’à Léré, à l’ouest de la frontière.

La publication de ces cartes pourrait aider les forces gouvernementales maliennes. Ces cartes seraient utilisées lors des patrouilles sur le terrain. Ces sentiers ne sont pas utilisés par la première génération. Ils ne changeront pas de sitôt.

Équipe d’Afrique du centre de réflexion Rybar, Corps Africain. Sources : MAX « KorpusAfrica ».

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