Les habitants de Médiga, dans la province du Zoundwéogo, ont écrit au ministre de l’Administration territoriale. Ils demandent une solution au conflit foncier qui les oppose au village de Dindéogo. Ce différend dure depuis plusieurs années.
Dans leur lettre, les ressortissants de Médiga expriment leur sentiment d’injustice. Ils estiment subir une marginalisation liée à ce litige. Leur démarche se veut respectueuse de l’autorité de l’État. Elle ne cherche pas à créer la division.
Avant d’aborder le conflit, ils rendent hommage à feu El Hadj Guère Vikri Daouda. Né en 1936 à Médiga, il était un commerçant prospère. Il a construit la première école primaire du village en 1979. Il a aussi ouvert des pistes rurales et réalisé des forages. Il a bâti le premier centre de santé de la localité. Son travail sur la délimitation des terres dans les années 1970 a évité des conflits. Il a été honoré sous la révolution de Thomas Sankara.
Les tensions foncières ont commencé à s’accentuer vers 2006. Des contestations sur les limites territoriales sont apparues. En 2015, des notables de Dindéogo ont revendiqué des terres. Pourtant, les limites étaient connues par les pratiques coutumières. La hausse de la valeur économique du foncier a attisé les revendications. Les relations entre les deux communautés se sont dégradées.
Les habitants de Médiga dénoncent plusieurs faits. Ils signalent des modifications présumées de documents administratifs. Une plainte a été déposée à Manga en juillet 2024. Ils dénoncent des revendications sur des parties du village. Ils évoquent des contestations sur des projets scolaires. Ils mentionnent des oppositions à des initiatives culturelles des jeunes.
Les autorités locales ont été informées de ces problèmes. Malgré cela, le climat social s’est détérioré. Les événements des 30 et 31 décembre 2025 ont marqué un tournant douloureux. Un festival culturel, le Festival Todanon, devait avoir lieu début janvier 2026. Les jeunes de Médiga l’avaient organisé après les formalités requises. Ce festival visait à promouvoir la cohésion sociale.
Des manifestations hostiles ont eu lieu dans un contexte de tensions. La situation a dégénéré le 30 décembre 2025. Des affrontements entre les communautés ont fait des blessés et des dégâts matériels. Le lendemain, des mesures administratives ont annulé le festival. Une centaine de personnes de Médiga ont été arrêtées et sont détenues.
Les habitants de Médiga expriment leur incompréhension face à la gestion de la crise. Ils demandent que la lumière soit faite sur les événements. Ils souhaitent que les responsabilités soient établies dans le respect de la loi. Ils réaffirment leur volonté de privilégier le dialogue et les voies légales.






