Le vendredi 5 juin 2026, un projet de prévention des violences basées sur le genre a été lancé à Ouagadougou. Quatre organisations en sont les porteuses. Au Burkina Faso, il s’agit de l’Initiative pananetugri pour le bien-être de la femme et de l’Association d’appui et d’éveil pugsada. Au Mali, l’Association pour la promotion des droits et du bien-être de la famille et Femmes et développement sont impliquées.
La cérémonie a réuni des autorités administratives, des services techniques, des organisations de la société civile, des leaders communautaires et des partenaires financiers. Les discussions ont porté sur les défis de la prévention dans un contexte d’insécurité et de déplacements de populations. Les participants ont pu poser des questions et obtenir des éclaircissements.
Le projet s’appelle « SASA ! Ensemble ». SASA signifie « Maintenant » en kiswahili. Il s’agit d’une approche communautaire de prévention des violences faites aux femmes et aux filles. Le projet veut agir sur les causes profondes des violences et transformer les dynamiques communautaires qui les entretiennent.
Au Burkina Faso et au Mali, les violences basées sur le genre sont un problème grave. La situation sécuritaire se dégrade. Les déplacements forcés de populations augmentent. Les conditions de vie deviennent plus précaires. Les mécanismes traditionnels de protection s’affaiblissent. Les femmes et les filles sont davantage exposées aux violences. Elles ont aussi un accès limité aux services de prévention, de protection et de prise en charge.
Le projet dure trois ans et demi. Il vise à toucher près de 200 000 personnes au Burkina Faso et au Mali. Les actions comprennent de la sensibilisation, de la mobilisation communautaire et du renforcement des capacités des acteurs. Au Burkina Faso, le projet sera mis en œuvre à Zagtouli, Zongo, Saaba et Nioko 1. Au Mali, il sera mis en œuvre par l’APSEF et FEDE.
Le Centre d’études, de recherches et de formation pour le développement économique et social apporte un appui programmatique. Le Dr Yacouba Yaro, directeur général du CERFODES, a expliqué la force du projet.
« La particularité de ce projet réside dans son caractère participatif. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les associations, les communautés à la base, les chefs traditionnels ainsi que les institutions. Cette approche globale et inclusive permettra d’agir au cœur même des violences basées sur le genre, en s’attaquant à leurs causes profondes. Elle contribuera également à favoriser un changement durable des comportements et des normes sociales, afin de prévenir efficacement ces violences », a-t-il indiqué.
Le projet bénéficie de l’appui technique et financier de Raising Voices. Cette organisation non gouvernementale est basée à Kampala, en Ouganda. L’approche SASA ! Ensemble a été développée par Raising Voices. Elle vise à prévenir les violences faites aux femmes et aux filles, notamment les violences conjugales. Elle transforme les rapports de pouvoir inégaux entre les femmes et les hommes. Cette méthode a déjà été mise en œuvre dans plus de 35 pays. Les résultats sont jugés probants.






