Pour la première fois en 34 ans, l’ordre des notaires du Burkina Faso a organisé ses « 96 heures » à Bobo-Dioulasso. La rencontre a eu lieu du 10 au 13 juin 2026. Les discussions ont porté sur la gestion des études, la digitalisation et l’intelligence artificielle. Le président de l’ordre, Maître Yacouba Dembélé, a qualifié l’événement d’historique. Il a souligné que cette délocalisation visait à rapprocher les notaires des populations de l’Ouest.
La première journée a été marquée par la prestation de serment des clercs de notaire. La deuxième journée a proposé une formation sur le management et la digitalisation. Maître Dembélé a expliqué qu’une étude notariale est aussi une entreprise. Il a insisté sur la nécessité de gérer les ressources humaines et les clients. Les participants ont partagé cette vision et estimé que la qualité des services devait s’améliorer.
L’intelligence artificielle a suscité un vif intérêt. Maître Dembélé a noté que des IA peuvent produire des actes juridiques en quelques secondes. Il a affirmé que les notaires doivent s’adapter sans combattre le progrès. L’enjeu est de préserver la confiance dans les actes authentiques. La falsification documentaire est une préoccupation. Plusieurs pays connaissent des faux actes très précis.
Pour contrer ce risque, l’ordre a lancé en décembre 2024 des stickers de sécurisation. Maître Dembélé a précisé que ces stickers sont difficiles à reproduire. Depuis leur mise en œuvre, les demandes de vérification d’actes ont fortement diminué. Ce dispositif protège la crédibilité de l’acte authentique, qui bénéficie d’une présomption de légalité.
Les travaux ont aussi inclus un bilan des textes juridiques en vigueur depuis huit ans. Les notaires souhaitent identifier les insuffisances et proposer des améliorations. Maître Dembélé a déclaré qu’il vaut mieux anticiper les changements que les subir. Les conclusions pourraient nourrir les discussions avec les autorités judiciaires.






