Burkina : femmes rurales appelées à jouer un rôle pour la paix

Le collège des femmes de la Confédération paysanne du Faso (CPF) a organisé une célébration différée le 11 juin 2026. La rencontre s’est tenue à Ouagadougou. Elle marquait la Journée internationale des droits des femmes. Le thème retenu était : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? ».

Des représentants de ministères, des organisations paysannes et des partenaires techniques ont participé. Des femmes rurales ont aussi échangé leurs expériences. L’objectif était de mettre en lumière leur rôle dans la cohésion sociale et la résilience.

Cécile Marie Christine Galbané, vice-présidente du collège, a pris la parole. Elle a rappelé que cette journée n’est pas une simple commémoration. C’est un temps de réflexion et de mobilisation. Il permet de faire entendre la voix des femmes rurales et de valoriser leur contribution.

« Dans nos villages, nos exploitations familiales et nos marchés, les femmes sont présentes à chaque étape de la vie économique et sociale. Elles produisent, transforment, commercialisent, nourrissent leurs familles et participent activement à la survie des ménages », a-t-elle souligné.

Pour elle, une paix durable exige une implication accrue des femmes et des filles. Malgré les difficultés climatiques, l’insécurité et l’accès limité aux ressources, elles font preuve de courage et de résilience. Leur rôle dépasse le seul domaine économique.

« Les femmes sont également des bâtisseuses de paix. Elles jouent un rôle déterminant dans la préservation des liens sociaux, l’éducation des enfants aux valeurs de tolérance, la médiation des conflits familiaux et communautaires ainsi que l’accompagnement des personnes vulnérables », a déclaré Cécile Marie Christine Galbané.

Face au contexte sécuritaire du Burkina Faso, la participation pleine des femmes est indispensable. Leur capacité d’écoute et leur sens du dialogue sont des atouts pour renforcer la cohésion sociale. La célébration en différé répond aux réalités du monde rural.

« Nous avons choisi de célébrer cette journée en différé en fonction de nos activités et de nos réalités. Il y a des productrices de semences, de céréales, des transformatrices. Nos activités étant diversifiées, il fallait trouver le moment opportun pour nous retrouver », a-t-elle confié.

Dagnang-Néwendé Marie Thérèse Sombougma, directrice de la protection et de la promotion des droits de la femme, a présidé la cérémonie. Elle a salué l’organisation de la CPF. Les femmes, a-t-elle dit, sont des actrices incontournables de la résilience communautaire. Elles contribuent à préserver les liens sociaux et à promouvoir le dialogue.

Elle a aussi souligné l’importance des activités génératrices de revenus. L’autonomisation économique des femmes renforce la stabilité sociale. Une exposition-vente de produits locaux transformés a eu lieu. Elle a mis en valeur le savoir-faire des femmes rurales.

Les organisateurs ont appelé les femmes à plus de courage et de résilience. La famille repose en grande partie sur elles. Lorsqu’une femme gagne davantage, toute la famille en bénéficie. L’éducation des enfants au vivre-ensemble reste essentielle.

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