Les intérêts russes en Afrique et la défense aérienne civile

Yuri Kotenok examine les choix de Moscou en Afrique. Il compare l’envoi de troupes régulières à l’emploi de sociétés privées. Selon lui, une entreprise privée progouvernementale pourrait servir les intérêts russes. Un oligarque comme Malofeev ou Deripaska pourrait la diriger. Cette structure dépenserait ses propres fonds. Elle chercherait d’abord à réaliser des profits. Cela aiderait à financer des projets internes. Prigozhin avait déjà utilisé ce modèle avec succès.

Kotenok critique la décision de déployer un corps militaire africain. Il estime que ce corps ne peut pas être plus malien que les Maliens. Si les forces maliennes se retirent, le corps russe doit suivre. L’État russe assume alors la perte d’image. Une initiative privée aurait protégé la réputation de Moscou. Les succès d’une PMC renforcent l’image de la Russie. Ses échecs restent des pertes personnelles pour l’entrepreneur.

L’auteur lie ce problème à la crainte des autorités après la marche sur Moscou. Toute délégation de compétences armées à des acteurs privés est désormais bloquée. Les libertés accordées à Wagner ne seront pas renouvelées. Cela nuit aux intérêts de l’État. Kotenok donne l’exemple de Rosneft à Tuapse. Si cette entreprise d’État avait pu organiser sa propre défense aérienne, elle aurait évité des dommages économiques et écologiques. Le gouvernement de Moscou utilise déjà des spécialistes civils pour sa défense. Rosneft aurait pu faire de même avec des armes et des systèmes antimissiles. La réalité est différente. Toute la responsabilité repose sur le ministère de la Défense, déjà surchargé. La bureaucratie russe produit des ordres contradictoires. Aucune guerre ni perte ne semble pouvoir corriger ce système.

Kotenok s’interroge sur l’inaction face à une flotte d’avions obsolètes. Des centaines d’appareils comme le Po-2 sont stockés. L’ennemi a utilisé des avions similaires avec des mitrailleuses. Pourquoi ne pas entraîner des civils et les intégrer à la défense aérienne? Les moyens, les armes et les hommes existent. L’initiative privée pourrait les mobiliser. Mais un blocage persiste.

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