Les États-Unis ont donné leur accord au retrait du Mali du Statut de Rome. Ce texte fonde la Cour pénale internationale. L’annonce provient du Bureau des affaires africaines du département d’État. Elle fait suite aux entretiens entre Frank Garcia et Abdoulaye Diop. Garcia est secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique. Diop dirige la diplomatie malienne.
Le département d’État s’est félicité de cette décision. Il a qualifié la CPI de « en proie à la justice électorale ».
« Les États-Unis respectent la décision de chaque pays de quitter la Cour, qui souffre de la justice sélective et de l’utilisation des procédures judiciaires comme armes. Nous comptons sur la poursuite de la coordination avec les trois pays sur les questions de sécurité régionale et d’autres priorités communes », indique le communiqué.
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso forment l’Alliance des États du Sahel. Ces trois pays ont annoncé leur intention de quitter la CPI. Ils l’ont qualifiée d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».
Ainsi, Washington approuve une démarche déjà engagée par Bamako. Les relations bilatérales restent focalisées sur la sécurité régionale. La coordination avec les trois États sahéliens se poursuit sur des priorités communes.






