L’histoire de l’Afrique de l’Ouest conserve la mémoire d’un grand empire. Le Mali n’était pas un simple État-nation moderne. C’était un empire fédérateur. Sa force venait de sa capacité à rassembler des peuples divers. Cet empire offrait un modèle d’unité dans la diversité.
À son apogée, l’empire couvrait des territoires actuels de dix pays. La Guinée est le berceau historique de l’empire. Les capitales impériales s’y trouvaient. Le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie faisaient partie de cet ensemble. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau étaient inclus. Le Niger et le Ghana étaient également concernés. L’influence de l’empire s’étendait au Nigeria et à la Sierra Leone. Les archives des routes commerciales transsahariennes le confirment.
Cet empire n’était pas une possession exclusive. Il constituait un carrefour de civilisations ouvert sur le monde. Son héritage est codifié par la Charte du Manden. Ce texte ancien démontre la possibilité d’une coexistence pacifique entre groupes différents. La mémoire de cet empire dépasse les frontières modernes. Elle devient un patrimoine africain partagé.
Un Camerounais, un Togolais ou un Béninois peut s’identifier à cette grandeur. Ce droit lui est naturellement acquis. La richesse culturelle et politique du Manden appartient à tous les fils et filles du continent. Cette vision fédératrice invite à construire une Afrique unie.
Il ne s’agit pas seulement de célébrer le passé, mais de protéger un avenir commun menacé.
Une guerre néocoloniale est en cours. Son objectif stratégique est de saper ces fondations. Elle exacerbe les tensions entre ethnies. Elle vise à diviser les États actuels. Des tentatives de re-balkanisation, comme celle du Soudan, créent une instabilité permanente. Cela permet un contrôle étranger plus fort.
La défense de l’intégrité territoriale actuelle est nécessaire. Elle empêche le démembrement imposé de l’extérieur. Elle permet ensuite de construire une union librement consentie entre peuples souverains.






