Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rencontré Gilbert Fossoun Houngbo ce vendredi 10 avril 2026. Le directeur général du Bureau international du travail effectuait une tournée régionale. Cette visite concerne les pays de l’Alliance des États du Sahel. Elle permet d’évaluer les actions de l’OIT sur le terrain. Elle vise aussi à renforcer le dialogue avec les autorités nationales. Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux parties. Le chef du gouvernement a salué cette approche directe. Elle consiste à se rendre dans les pays pour comprendre la réalité.
Les discussions ont abordé plusieurs sujets importants. L’employabilité des jeunes et la protection sociale étaient au centre des débats. Le Premier ministre a exprimé la volonté de son gouvernement. Il place l’emploi des jeunes au cœur de sa stratégie de développement. Il a également évoqué la protection sociale comme une priorité.
Le Burkina Faso est engagé dans une dynamique de réformes visant à offrir des opportunités d’emplois aux jeunes. Ces questions sont au cœur des défis dans le cadre de la refondation de notre pays. Dans le domaine éducatif, par exemple, notre ambition est de former nos jeunes aux matières techniques et aux métiers. Nous avons également mis en place un programme de reconversion des diplômés de l’université pour résorber le chômage. Ce sont autant d’actions pour lutter contre l’immigration des jeunes. Le lancement de plusieurs initiatives, notamment dans le domaine agricole s’inscrit dans cette vision de résorption du chômage.
Le sujet du travail des enfants a aussi été abordé. Le Premier ministre a présenté une perspective culturelle distincte.
Chez nous, c’est une forme de socialisation de l’enfant. Il convient plutôt de lutter contre les pires formes de travail des enfants.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue. L’objectif est d’harmoniser les points de vue sur ces questions complexes.
De son côté, Gilbert Fossoun Houngbo a salué les efforts du Burkina Faso. Il a reconnu les progrès en matière de sécurité et de développement durable. Il a aussi apprécié les actions engagées par les autorités burkinabè. Concernant l’emploi des jeunes, il s’est montré optimiste. Il a toutefois appelé à la patience pour voir les résultats des réformes.
Il a lancé un appel à la population à « donner du temps au temps » pour permettre la pleine matérialisation des réformes engagées, notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle.
Pour la suite de la coopération, des orientations claires ont été données. Elles concernent l’alignement des actions du BIT sur les priorités nationales. Le renforcement de la collaboration avec le ministère des Serviteurs du peuple est aussi prévu. L’élaboration d’une feuille de route concertée est envisagée. Cette feuille de route comprendra des indicateurs précis. Le directeur général du BIT a réaffirmé son engagement. Son organisation accompagnera le Burkina Faso dans ses efforts de relance. La création d’emplois reste un objectif central. Cette rencontre montre une volonté partagée de construire un partenariat utile. Les défis de l’emploi et du développement social nécessitent une action concertée. La photographie officielle a marqué la fin de l’entretien.






