Le CESAO-PRB a organisé un atelier le 10 avril 2026. Les acteurs du projet VEA ont discuté de sujets de plaidoyer. Le projet concerne la veille citoyenne pour l’eau et l’assainissement. Il fait partie du programme FASOVEIL. Ce programme est porté par l’ONG Laboratoire citoyenneté et la Fondation Hirondelle. La cérémonie d’ouverture a eu une représentation officielle. Dramane Ouattara a représenté la présidente de la délégation spéciale régionale du Guiriko. L’objectif du projet est clair. Il vise à améliorer les politiques publiques d’eau et d’assainissement. Cette amélioration est attendue pour fin 2026 au Burkina Faso.
Nathalie Millogo est chargée du projet de suivi citoyen. Elle a expliqué la méthodologie de travail. Le projet suit la politique sectorielle environnementale et d’assainissement. Vingt-quatre organisations de la société civile ont été mobilisées. Elles opèrent dans sept communes d’observation. Ces OSC ont collecté des données sur le terrain. Elles ont observé des indicateurs précis du programme national d’eau. Le taux de fonctionnalité des pompes à motricité humaine a été scruté. La proportion de latrines dans les institutions a aussi été suivie. Cela concerne les écoles, les centres de santé et les marchés.
Nous avons travaillé techniquement avec 24 OSC présentes au niveau local dans les sept communes d’observation. Ce sont ces OSC qui ont fait la collecte de données, qui ont suivi et fait des observations directes sur le terrain, sur des indicateurs du programme national d’approvisionnement en eau potable, notamment le taux de fonctionnalité des Pompes à motricité humaine (PMH) des PEA et AEPS dans ces localités. Ensuite, nous avons pu suivre avec le concours de ces OSC également la proportion des latrines au niveau institutionnel dans les établissements scolaires, les centres de santé, les marchés, les gares routières et autres.
Ces travaux ont permis d’établir un état des lieux. Les résultats seront présentés lors de l’atelier. Le taux d’exécution des budgets communaux a aussi été analysé. Des associations partenaires ont aidé à ce suivi. Toutes ces données ont conduit à des résultats concrets. Ces résultats fondent maintenant les sujets de plaidoyer. Ils seront soumis aux décideurs pendant la rencontre. Le projet espère influencer les futures politiques sectorielles. L’objectif est un meilleur alignement sur les besoins des populations. Cette influence est souhaitée localement et nationalement.
Karim Koné est coordonnateur au CESAO. Il a fait un bilan après vingt mois de projet. Deux types de résultats concrets sont notables. Les OSC locales montrent maintenant des capacités accrues. Elles peuvent suivre les indicateurs et faire des analyses. Elles pratiquent la veille citoyenne avec les municipalités. Des changements sont observés au niveau des communes. Les ressources affectées à l’assainissement sont en croissance. Beaucoup de municipalités planifient désormais des budgets annuels pour ce secteur. Les citoyens sont aussi mieux informés. De nombreuses émissions radiophoniques ont été organisées. Les populations comprennent mieux leurs droits en matière d’eau. Elles savent aussi comment demander une aide d’urgence.
Elles sont capables de suivre les indicateurs du projet, de faire des analyses d’élévations des indicateurs et de faire de la veille citoyenne avec les municipalités. Au niveau des municipalités concernées, on est arrivé à faire en sorte que les ressources affectées pour le secteur ouvert à l’assainissement soient en croissance et presque beaucoup de municipalités commencent aussi à planifier chaque année des ressources pour ledit secteur. Au niveau des citoyens, il faut noter qu’on a une tendance d’information des populations, puisqu’il y a beaucoup d’émissions qui sont organisées. Les gens commencent à comprendre les droits d’un secteur de l’eau et de l’assainissement, et aussi comment poser l’aide d’urgence.
Karim Koné se félicite de cette rencontre. Elle doit permettre de structurer les plaidoyers. Les évidences identifiées serviront de base. L’objectif est de soumettre des propositions au niveau national. Nemata Brigitte Zoungrana est coordonnatrice d’un réseau parlementaire. Elle représente le réseau pour l’eau potable à l’Assemblée. Elle estime que le projet VEA est salutaire. Il accompagne les initiatives gouvernementales pour l’accès à l’eau. Il vise aussi l’hygiène et l’assainissement pour la population. Des recommandations fortes sont attendues après l’atelier. Elles seront soumises au gouvernement. Le canal pourrait être des questions orales ou des missions de contrôle.
Dramane Ouattara a pris la parole au nom de la délégation régionale. Il a remercié tous les acteurs présents. Son appui aux travaux traduit une conviction. Les résultats de l’atelier permettront de sélectionner les plaidoyers. Ces plaidoyers seront ensuite les plus pertinents. Ils seront soumis aux différents décideurs politiques. Le projet VEA est déployé dans deux régions. Il couvre la région du Guiriko et celle des Tannounyan. Cette couverture géographique permet une observation diversifiée. Les données recueillies reflètent ainsi différentes réalités locales. L’atelier du 10 avril marque une phase importante. Il concrétise le travail de terrain par des actions politiques.






