Le pape Léon XIV en visite au Cameroun dans un contexte politique tendu

Le pape Léon XIV poursuit sa tournée africaine. Il a quitté l’Algérie le 15 avril. Il s’est ensuite rendu au Cameroun. Son arrivée a eu lieu à Yaoundé ce même jour. Il doit rencontrer le chef de l’État. Une rencontre avec les évêques locaux est aussi prévue. Le programme inclut un déplacement à Bamenda. Cette ville est l’épicentre de la crise anglophone. Le pape y prêchera la paix lors d’une messe. Une autre célébration est organisée à Douala. Elle se tiendra au stade de Japoma. Une dernière messe clôturera la visite à Yaoundé.

Le Cameroun accueille un souverain pontife pour la quatrième fois. Jean-Paul II s’y était rendu en 1985. Toutes ces visites se sont déroulées sous Paul Biya. Le président est au pouvoir depuis quarante-trois ans. La venue du pape suscite un espoir pour de nombreux Camerounais. Elle représente un moment de communion nationale. Le pays compte une population catholique importante. Cette visite pourrait renforcer la foi des croyants.

Le contexte politique reste cependant difficile. Paul Biya vient d’obtenir un huitième mandat. L’élection a été contestée par l’opposition. Des opposants ont été emprisonnés. D’autres ont été contraints à l’exil. La crise anglophone dure depuis près de dix ans. Le tissu social s’effrite dans cette région. Les besoins en paix et réconciliation sont grands. Les combats entre forces gouvernementales et séparatistes ont causé des dégâts.

La visite papale était très attendue. Elle offre une occasion rare de s’exprimer. Une journaliste camerounaise a déclaré :

On profite de la visite du Pape pour dire que ça ne va pas au Cameroun.

Des acteurs de la société civile se sont mobilisés. Des partis politiques d’opposition ont aussi agi. L’épiscopat a participé à cette mobilisation. Leur objectif était de faire passer des messages. Des memoranda ont été signés et remis à des archevêques. Ils plaident la cause des détenus politiques. Ils évoquent aussi le sort des exilés. Les arrestations liées à la crise anglophone sont mentionnées.

Le pape dispose donc de nombreux sujets à aborder. Rien ne garantit que Paul Biya les entendra. Les visites précédentes de Jean-Paul II et Benoît XVI n’ont pas changé la politique du président. Son système de gouvernance est resté identique. La situation des opposants demeure préoccupante. L’impact de cette visite papale reste à observer.

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