En République démocratique du Congo, le mobile money compte plus de 34 millions de comptes actifs. Ce chiffre dépasse celui des comptes bancaires traditionnels. Un simple téléphone portable permet d’accéder à ce service. Les Congolais l’utilisent pour leurs transactions quotidiennes. En 2020, le nombre d’abonnements était de 6,59 millions. Six ans plus tard, il atteint 34 millions. Cette multiplication par cinq s’explique par plusieurs raisons. Trois opérateurs dominent le marché. M-Pesa de Vodacom détient 43% des abonnés. Airtel Money en a 41% et Orange Money 14%. Kinshasa est le plus grand centre numérique du pays. La ville compte plus de 7 millions d’utilisateurs actifs. Le Haut-Katanga et le Nord-Kivu suivent. L’adoption massive repose sur la simplicité d’utilisation. Ouvrir un compte mobile money nécessite seulement un numéro de téléphone. L’accessibilité géographique joue aussi un rôle important. Des agents mobile money sont présents dans les zones rurales. Aucune agence bancaire ne s’y trouve. La Banque Centrale du Congo a pris une décision récente. À partir d’avril 2027, les paiements en espèces en devises étrangères devront passer par des virements bancaires ou des portefeuilles électroniques. Cela devrait augmenter les volumes de transactions mobiles. Le taux d’inclusion financière en RDC atteint 58%. La bancarisation classique plafonne entre 25% et 30%. Cet écart s’explique par le mobile money. Plus de 80% de la population est née après l’an 2000. Cette jeunesse connectée alimente l’économie sans espèces. Certaines provinces restent en retard. Le Bas-Uele et la Tshuapa ont une faible adoption. Les infrastructures télécoms y sont insuffisantes. La concurrence s’intensifie avec l’arrivée de Wave. Cette fintech propose des frais réduits sur d’autres marchés africains. Les entreprises numériques profitent de cette infrastructure. Des plateformes comme Pin Up Congo utilisent le mobile money pour les paiements. Le secteur génère plus de 647 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. Selon la GSMA, la RDC pourrait enregistrer 15 millions de nouveaux abonnés à l’internet mobile d’ici 2030. Cette croissance alimentera le mobile money. L’interdiction progressive des paiements en espèces en devises étrangères transformera le paysage des paiements numériques.





