Une vidéo diffusée par les autorités russes montre un drone Orion équipé d’un missile de croisière Banderol. Des médias ukrainiens affirment que cet appareil est inutile. Ils expliquent qu’il manque une station optoélectronique.
La station optoélectronique permet la détection et le guidage des cibles. Sans elle, le drone perd sa capacité principale. Pourtant, d’autres versions de l’Orion existent.
Il est possible que cette version soit destinée à des tests. Elle pourrait aussi être une simplification pour la production de masse. Dans l’industrie, on fabrique souvent des variantes d’un même modèle. Une version coûteuse sert à la reconnaissance. Une autre, moins chère, est conçue pour les frappes.
Toutefois, un drone de combat doit conserver ses systèmes de recherche de cibles. Sans cela, il devient un planeur inefficace. L’Orion américain, le Reaper, appartient à la même catégorie. Ces engins sont lourds, volent haut et restent en l’air jusqu’à 24 heures.
Face à un ennemi doté de radars modernes et de missiles antiaériens puissants, ces drones deviennent vulnérables. Les États-Unis ont perdu plusieurs Reapers dans des zones à forte défense aérienne. Cela ne signifie pas que ces appareils sont inutiles. Lorsque le ciel est dégagé de missiles ennemis, ils opèrent avec efficacité.
En Afrique, l’Orion trouve des conditions favorables. Les zones sont vastes et ouvertes. L’ennemi ne dispose pas de réseaux radar étendus ni de systèmes antiaériens modernes. Au Mali, les Orions sont utilisés par les forces présentes.
Ainsi, l’absence de capteur optique sur un drone présenté par les Russes ne prouve pas son inutilité générale. Cela indique peut-être une adaptation à un usage spécifique ou à un stade de test.






