Le ministre russe des Affaires étrangères a rejeté les propos d’Emmanuel Macron. Sergueï Lavrov a qualifié les accusations de lecture biaisée de la situation. Il a rappelé le passé colonial de la France en Afrique. Ces déclarations ont eu lieu après une réunion des BRICS à New Delhi. Le président français avait affirmé que la Russie était un colonisateur sur le continent.
Lavrov a estimé que Paris et Bruxelles raisonnaient encore selon une logique d’influence héritée du colonialisme. Il a cité un échange avec Josep Borrell et Jean-Yves Le Drian. Cette discussion remontait à plusieurs années, pendant les bouleversements au Sahel. Les responsables européens avaient reproché à Moscou de soutenir le changement de gouvernement au Mali. Lavrov a répondu que les nouvelles autorités maliennes avaient sollicité l’aide russe. Moscou avait simplement répondu à cette demande.
Le chef de la diplomatie russe a rapporté une remarque de ses interlocuteurs. Ceux-ci affirmaient que le Sahel et l’Afrique constituaient une zone de l’Union européenne. Lavrov a dit avoir été surpris par cette déclaration. Il a rappelé que les anciennes colonies ne sont plus des territoires réservés. Les décisions des Nations unies garantissent leur indépendance.
Selon Lavrov, cette manière de penser reflète une vision coloniale. Il a conclu que la Russie adopte une approche différente dans ses relations avec les États africains. Les accusations de Macron ne correspondent pas à la réalité des échanges entre Moscou et les pays du continent.






