Lancement du projet PARAS/JF à Bobo-Dioulasso pour les jeunes et femmes

Le Projet d’appui à l’amélioration des revenus pour l’autonomisation socio-économique des jeunes et des femmes (PARAS/JF) a été officiellement lancé le mercredi 17 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko. Ce projet est mis en œuvre par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il bénéficie du financement de la Coopération autrichienne pour le développement. Son objectif est de renforcer durablement les capacités productives et économiques des jeunes et des femmes dans les régions du Guiriko, du Sourou et du Bankui. La cérémonie de lancement a été présidée par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, représentant le gouverneur.

Face aux défis climatiques, sécuritaires et économiques qui affectent les communautés rurales burkinabè, le PARAS/JF se veut une réponse concrète en faveur de la résilience des populations les plus vulnérables. Lancé à Bobo-Dioulasso en présence des autorités administratives, des services techniques, des organisations de producteurs, des partenaires au développement et des représentants des communautés bénéficiaires, le projet dispose d’un financement de la Coopération autrichienne à hauteur de 1,8 million d’euros. Sa durée s’étend de décembre 2025 à novembre 2028.

Selon les acteurs de mise en œuvre, le PARAS/JF est le fruit d’un processus participatif ayant associé les acteurs nationaux et déconcentrés dès août 2023 à Koudougou. Souleymane Nacanabo a déclaré que cette approche a permis de concevoir un projet répondant aux besoins réels des populations rurales des zones concernées. Pour lui, le projet s’aligne pleinement sur les orientations du gouvernement en matière de souveraineté alimentaire, de création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes, ainsi que de renforcement de la résilience des populations vulnérables.

« Le projet a vu le jour dans un contexte marqué par des défis multiples, notamment climatiques, sécuritaires et humanitaires, qui fragilisent les moyens d’existence des populations rurales », a-t-il indiqué.

Le PARAS/JF repose sur trois piliers stratégiques pour le développement rural. Le premier concerne le renforcement des capacités productives à travers des investissements structurants tels que l’aménagement de périmètres irrigués, la réalisation d’ouvrages piscicoles et l’installation d’équipements solaires. Le deuxième axe vise l’amélioration et la diversification des revenus des femmes, des jeunes filles et des jeunes hommes. Cela doit favoriser leur autonomie économique et leur résilience face aux chocs. Le troisième pilier porte sur le renforcement de la gouvernance professionnelle des pasteurs et agropasteurs, dans un contexte où l’élevage demeure l’un des principaux moyens d’existence des populations rurales.

Pour les acteurs du projet, ces trois dimensions sont complémentaires et devraient permettre d’agir simultanément sur la production, la création de richesse et l’organisation des acteurs du monde rural. Prenant la parole au cours de la cérémonie, le représentant de la FAO au Burkina Faso, Ernest Moïse Mushekuru, a salué l’engagement des autorités nationales ainsi que l’appui constant de la Coopération autrichienne. Selon lui, les femmes et les jeunes constituent aujourd’hui le moteur de l’économie agropastorale burkinabè. Ils demeurent confrontés à des difficultés croissantes qui limitent leur potentiel économique.

« Les communautés rurales, et plus particulièrement les femmes et les jeunes, font face à des défis socio-économiques et environnementaux de plus en plus complexes. Pourtant, ils constituent le moteur de notre économie agropastorale », a-t-il déclaré.

Pour le représentant de la FAO, l’atelier de lancement ne constitue pas une simple formalité administrative, mais plutôt le point de départ d’une dynamique participative destinée à garantir la réussite du projet. Il a insisté sur la nécessité de clarifier les rôles et responsabilités de chaque acteur impliqué, tout en favorisant une appropriation communautaire des infrastructures et activités qui seront mises en œuvre.

« Un projet ne peut réussir s’il reste confiné dans des bureaux. C’est votre adhésion qui garantira la pérennité des infrastructures et des filières qui seront développées », a-t-il affirmé.

Ernest Moïse Mushekuru a expliqué que cette phase de lancement vise essentiellement à renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes. Il s’agit notamment de préciser les responsabilités de la FAO, du gouvernement, des partenaires de mise en œuvre, des organisations de la société civile ainsi que des communautés bénéficiaires. Il a rappelé que le projet répond directement aux priorités du Burkina Faso en matière d’autosuffisance alimentaire et de création d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

« Sans activités génératrices de revenus permettant d’améliorer les moyens d’existence, il sera difficile de contribuer efficacement à l’autonomisation des bénéficiaires », a-t-il soutenu.

Le secrétaire général de la région du Guiriko a, pour sa part, invité les futurs bénéficiaires à s’approprier pleinement le projet afin d’en garantir les résultats.

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