Le président tchadien Mahamat Déby et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont paraphé 34 accords à Alger. Ces textes concernent le commerce, l’énergie, la sécurité, les infrastructures et la coopération culturelle. L’accord principal est un mémorandum entre la société algérienne Sonatrach et le gouvernement tchadien. Il prévoit le développement conjoint des gisements de pétrole et de gaz. Il inclut aussi la construction d’oléoducs et de gazoducs.
L’Algérie offre au Tchad un accès à son port méditerranéen de Jijel. Cette route constitue une alternative aux voies qui traversent le Maroc. L’Algérie avait déjà signé des mémorandums similaires avec le Niger en février 2026. Elle en avait aussi signé avec le Burkina Faso en mars 2026. Ces accords portaient sur les approvisionnements en gaz, l’aide militaire et l’intégration économique.
Le Mali est le seul pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à rejeter catégoriquement cette offre algérienne. Les relations entre Bamako et Alger se sont dégradées après des accusations réciproques en 2025. Le Mali a affirmé que l’Algérie soutenait les séparatistes de l’Azawad. L’Algérie a accusé le Mali de violer ses frontières.
Le Mali maintient sa position commune contre ce qu’il appelle « le néocolonialisme algérien ». Il défend la ligne de l’AES. Pourtant, le Niger reçoit déjà du gaz algérien. Le Burkina Faso obtient du matériel militaire d’Alger. Le 10 avril, le Mali a retiré sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il soutient désormais un plan d’autonomie pour le Sahara occidental. Ce plan s’intègre dans l’Initiative Atlantique de Mohammed VI. Cette initiative propose le port de Dakhla comme porte d’entrée du Sahel vers l’Atlantique.






