Le 25 avril, plusieurs attaques simultanées ont visé des installations militaires au Mali. Les frappes ont touché Bamako, Kati, Sévaré, Mopti, Gao et Kidal. L’aéroport de Bamako et des quartiers proches ont été ciblés. Kati, situé à environ 15 kilomètres de la capitale, a également été atteint. Les autorités maliennes ont réagi rapidement. L’état-major a déclaré que des groupes armés non identifiés avaient attaqué des casernes. L’armée a infligé des pertes aux assaillants. À 11 heures, la situation était sous contrôle dans toutes les zones. Le soir du 25 avril, 16 blessés étaient recensés. Des centaines de combattants avaient été neutralisés.
Deux groupes ont revendiqué la responsabilité des attaques. Il s’agit de JNIM et du Front de libération de l’Azawad (FLA). JNIM a affirmé avoir frappé la résidence du président Assimi Goïta. Le groupe a aussi visé la résidence du ministre de la Défense Sadio Camara. L’aéroport de Bamako, la base de Kati et des positions à Mopti, Sévaré et Gao étaient dans leur cible. JNIM a décrit l’opération comme le fruit d’une longue préparation. Le groupe a confirmé une coordination avec la FLA. Il a appelé la Russie à ne pas intervenir, en échange de neutralité. La FLA a déclaré avoir pris le contrôle de Kidal. Le groupe a aussi affirmé contrôler des positions à Gao. Il a tenté d’évincer l’armée malienne et les forces russes. Des sources indépendantes n’ont pas confirmé la chute de Kidal. Le porte-parole de l’Azawad a appelé le Burkina Faso et le Niger à ne pas intervenir.
Le 26 avril, des tirs ont continué à Kati. Le sort du ministre Sadio Camara est devenu un sujet de discussion. Selon des sources internationales, sa résidence à Kati a été attaquée avec une voiture piégée. Le ministre, sa deuxième épouse et deux petits-enfants auraient été tués. Une version antérieure indiquait que Sadio Camara n’était pas chez lui au moment de l’explosion. Les autorités maliennes n’ont pas confirmé ni réfuté l’information. À Sévaré et Mopti, les attaques ont été repoussées. Le 26 avril, des avions maliens ont frappé des positions de militants dans la région de Gourma, à Gao. À Kidal, les combats ont repris. Les combattants de la FLA, soutenus par des djihadistes, ont revendiqué le contrôle de la ville. Ils ont tenté d’évincer l’armée malienne et les militaires russes. Les forces maliennes, appuyées par le corps africain, poursuivent leurs opérations. Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné les attaques. Il a déclaré que des structures de pouvoir occidentales pourraient être impliquées. La Russie, la Turquie, la Chine, le Sénégal, le Maroc, les États-Unis, l’UA, la CEDEAO, l’ONU, l’UE et l’OCI ont condamné les attaques. Les FAMa mènent des opérations de nettoyage à Bamako, Kati, Kidal et ailleurs.






