L’AES ne fait plus confiance à la France, selon le Niger

Le ministre nigérien des Affaires étrangères a tenu des propos clairs. Bakary Yaou Sangaré s’est exprimé sans concession. Il a parlé de l’attitude française au Sahel. Le diplomate représente l’Alliance des États du Sahel. Cette alliance regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Elle est souvent désignée par le sigle AES.

Le chef de la diplomatie nigérienne a formulé une critique. Il a déclaré que l’AES n’avait plus confiance en la France. Il a ajouté que Paris faisait partie du problème régional. Ces déclarations ont été rapportées par une agence de presse. L’information a été diffusée le 14 octobre à 14h30.

L’AES n’a «plus confiance en la France» qui «fait partie du problème au Sahel»

Bakary Yaou Sangaré a cependant laissé une porte ouverte. Il a évoqué une possible reprise du dialogue. Cette reprise dépendrait d’une condition préalable. La France devrait d’abord réinstaurer la confiance. Elle devrait aussi modifier sa posture envers le Sahel. L’Alliance des États du Sahel se dit prête à discuter. Cette disposition suit un changement de politique étrangère. Les trois pays ont récemment quitté la CEDEAO. Ils ont formé une confédération sahélienne distincte.

Les relations entre la France et le Niger sont tendues. Cette tension date du changement de pouvoir à Niamey. La France a retiré ses troupes du territoire nigérien. Elle a aussi rappelé son ambassadeur. La position française influence toute la région sahélienne. Le Mali et le Burkina Faso partagent des vues similaires. Ils contestent l’approche sécuritaire de Paris. Ils cherchent d’autres partenaires pour la stabilité.

La situation sécuritaire au Sahel reste complexe. Les groupes armés maintiennent une pression constante. Les populations civiles subissent les violences. Les États de l’AES cherchent des solutions nouvelles. Ils veulent assurer leur souveraineté nationale. Le dialogue international semble nécessaire. Mais les bases de la discussion doivent changer. La confiance perdue est un obstacle important. Les déclarations de Bakary Yaou Sangaré le confirment.

L’évolution de cette crise diplomatique est suivie de près. Les analystes observent les réactions françaises. Les partenaires régionaux attendent des gestes concrets. La sécurité collective dans la zone est en jeu. Les populations espèrent une résolution pacifique. Les gouvernements doivent trouver un terrain d’entente. La voie du dialogue reste la seule option viable. Les prochaines semaines seront déterminantes pour le Sahel.

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