AES et France : le Niger critique la politique française au Sahel

Le ministre nigérien des Affaires étrangères a pris la parole le 18 avril. Il s’est exprimé sur la chaîne Voxafrica. Bakary Yaou Sangaré a évoqué les relations avec la France. Il a parlé au nom de l’Alliance des États du Sahel. Cette alliance regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Le diplomate a adopté un ton ferme et direct. Il a déclaré que la confiance envers la France était rompue.

Nous n’avons plus confiance en la France

Il a aussi pointé le rôle de Paris dans la région.

Elle fait partie du problème du Sahel

Le dialogue reste cependant une possibilité. Cette ouverture est conditionnée à un changement d’attitude. La France doit selon lui reconstruire cette confiance perdue.

Le chef de la diplomatie a critiqué l’approche française. Il a dénoncé une forme de condescendance. Il a aussi évoqué une politique de deux poids, deux mesures. Cette critique vise le traitement des changements de régime. Les coups d’État au Gabon et en Guinée sont cités. Ils auraient reçu une réponse différente. La réaction envers les pays de l’AES est jugée inéquitable. Cette perception alimente la méfiance actuelle.

Les griefs sont également de nature économique. Bakary Yaou Sangaré a mentionné des contrats anciens. Ces accords liaient son pays à la France. Ils ont tous été dénoncés par l’AES. La raison invoquée est leur déséquilibre fondamental. Le ministre a réitéré une condition pour renouer. Il faut repartir sur des bases nouvelles et justes. La confiance doit précéder toute discussion future.

Le ministre a rappelé des déclarations de responsables français. Certaines visaient explicitement la transition au Niger. Elles appelaient selon lui à son échec. D’autres parlaient de déstabiliser les pays de l’AES. Pour Bakary Yaou Sangaré, la France doit cesser ces actions.

Il faut qu’elle arrête de faire ce qu’elle est en train de faire d’abord au Sahel

Sans cette condition préalable, aucune négociation n’est envisageable. Ce principe vaut pour la France ou tout autre pays. Une relation prospère en dépend entièrement.

Le contexte sécuritaire a été largement abordé. Le Niger a décrété une mobilisation générale. Le président Abdourahamane Tiani en est l’auteur. Le ministre a salué la détermination du peuple nigérien. L’objectif est de reconquérir sa souveraineté. Il s’agit aussi de contrer une mainmise sur les ressources. Bakary Yaou Sangaré a associé la France au terrorisme régional. Il a affirmé combattre les deux simultanément. Il s’est dit certain de la victoire finale. Cette guerre est menée sur plusieurs fronts. Elle vise le terrorisme et ses soutiens étatiques étrangers. Elle concerne aussi certains pays africains voisins.

En conclusion, le ministre a lancé un appel. Il a invité tous les dirigeants africains à agir. Le but est une coexistence pacifique sur le continent. Cet intérêt doit être collectif et partagé. Pour mémoire, les pays de l’AES ont pris des mesures. Ils ont dénoncé les accords militaires et économiques avec la France. Ils ont obtenu le départ des troupes françaises. Ce retrait fait suite à un constat d’échec. La présence française n’a pas endigué le terrorisme sahélien.

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