La Croix-Rouge burkinabè achève le projet EHADA II dans le Poni

La Croix-Rouge burkinabè a clos le projet EHADA II le 24 avril 2026. Une cérémonie s’est tenue à Bouroum-Bouroum. Elle était présidée par le Gouverneur du Djôrô. Ce projet a duré quatre ans. Il a ciblé des villages de la province du Poni. La Croix-Rouge de Monaco a apporté son soutien technique et financier.

Le 23 avril, une visite de terrain a eu lieu. Elle s’est déroulée dans deux villages bénéficiaires : Gbonfrera et Kokora. Le gouverneur et le secrétaire général de la Croix-Rouge burkinabè y ont participé. Ils ont vu les infrastructures construites. Ils ont observé les dynamiques communautaires engendrées par le projet.

Le projet EHADA II a été mis en œuvre de mai 2022 à avril 2026. Il a touché près de 6 500 personnes. Ces personnes vivent dans six villages de la province du Poni. L’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement reste un défi quotidien pour beaucoup de Burkinabè.

Sur le plan hydraulique, cinq pompes à motricité humaine ont été construites. Sept ont été réhabilitées et neuf réparées. Ces ouvrages sont souvent le seul point d’accès à l’eau potable pour des hameaux entiers. Des Associations des usagers de l’eau ont été mises en place. Elles ont été formées à la gestion et à l’entretien des infrastructures. Cette approche vise à ancrer la responsabilité de la gestion de l’eau au sein des communautés.

En matière d’assainissement, 206 latrines familiales ont été construites. Cette action réduit la défécation à l’air libre. Celle-ci est un facteur de contamination et de maladies diarrhéiques. Par ailleurs, 723 ménages ont participé à des séances de sensibilisation. Ces séances portaient sur le lavage des mains et la gestion des eaux usées. L’adoption de ces gestes peut réduire la mortalité infantile. Dans les écoles, deux blocs de latrines ont été construits et cinq réhabilités. Cela améliore l’environnement d’apprentissage, surtout pour les filles.

Le projet a aussi inclus un volet de diversification alimentaire. Six jardins scolaires ont été mis en place. Ils sont dotés de systèmes de points d’eau autonomes. Ces jardins ont assuré une alimentation plus diversifiée à 725 élèves. Ils constituent un cadre pédagogique sur la nutrition et l’agriculture. Cette action répond aux enjeux de sécurité alimentaire et d’éducation au développement durable.

L’atelier bilan du 24 avril a réuni des autorités administratives et des responsables sanitaires. Des représentants communautaires et des partenaires techniques étaient aussi présents. La Croix-Rouge burkinabè a partagé les résultats avec les parties. Elle a recueilli leurs appréciations et documenté les leçons apprises. L’approche communautaire du projet a été saluée pour sa cohérence avec les priorités nationales.

Les populations ont témoigné des changements observés. Elles ont noté une réduction des maladies liées à l’eau. Les conditions d’hygiène dans les ménages se sont améliorées. L’alimentation des enfants à l’école est meilleure. Ces acquis sont considérés comme consolidés et étendus. Pour la Croix-Rouge burkinabè et son partenaire monégasque, ces résultats sont des éléments d’apprentissage pour de futures interventions.

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