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Karité au Togo : priorité absolue aux transformateurs nationaux

La campagne de commercialisation du karité a débuté le 2 octobre 2026 à Kara. Les autorités privilégient l’approvisionnement des usines locales pour stimuler l’économie.

La campagne de commercialisation du karité a débuté le vendredi 2 octobre 2026 à Kara. Les autorités placent l’approvisionnement des unités locales au centre de cette saison. Talime Abe a dirigé la cérémonie officielle de lancement. Cet homme dirige le Commerce au ministère de l’Économie.

Les professionnels présents ont validé de nouvelles règles. Un accord formel lie désormais les membres du Conseil interprofessionnel de la filière karité du Togo. La production nationale atteint quarante-cinq mille tonnes chaque année. Les besoins des usines s’élèvent à trente et un mille tonnes.

Le texte signé prévoit un moratoire protecteur. Cette disposition réserve les volumes initiaux aux usines nationales. Les surplus partiront ensuite vers les marchés extérieurs. Le plan intègre aussi la traçabilité des flux financiers. Une contribution spécifique financera l’organisation de la filière. Le contrôle de la qualité mobilise les professionnels.

Le prix plancher d’achat s’établit à trois cents francs CFA par kilo. Cette tarification s’applique directement sur les zones de production. Les acteurs espèrent moderniser leurs équipements grâce à ces mesures. L’accès au financement demeure un objectif constant pour la profession.

Cette stratégie rejoint la volonté ministérielle de transformer les denrées sur place. Une taxe frappe l’exportation des matières brutes depuis janvier 2026. La loi de finances formalise cette ponction financière. Les autorités avaient déjà suspendu les ventes vers l’étranger en mars 2025.

Ces décisions protègent les structures de transformation. Elles manquaient cruellement de matière première auparavant. L’État poursuit ainsi sa politique industrielle. La valeur ajoutée doit rester sur le sol national.

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