Ibrahima Maiga conteste les publications de Human Rights Watch. Il les juge éloignées des droits humains. Pour lui, l’organisation agit comme un outil. Ce mécanisme s’inscrit dans une machine connue. Elle tournerait contre le Burkina Faso depuis longtemps. Cette machine chercherait à affaiblir le pays. Elle voudrait aussi salir son combat actuel. Pendant ce temps, des vies se brisent dans le silence.
Ce phénomène ne serait pas nouveau. En Libye, l’OTAN a bombardé des quartiers. Human Rights Watch aurait alors regardé ailleurs. En Syrie, l’ONG a relayé des récits fabriqués. Ces récits provenaient de réseaux aux soutiens connus. Au Venezuela, des agitateurs sont devenus des symboles. Leur plume les a décrits comme des héros de la liberté.
Au Mali, quelques témoignages anonymes ont suffi. Ils ont permis de parler de massacre. Aujourd’hui, le ciblage concerne le Burkina Faso. Le récit voudrait faire croire à un pays tueur. Il accuserait la nation de tuer ses propres enfants. Les bureaux de New York restent silencieux sur d’autres faits. Ils ne dénoncent pas les poseurs d’engins explosifs. Ces engins sont placés près des écoles. Les enseignants sont égorgés. Les greniers sont incendiés. Des familles sont massacrées en pleine nuit.
Comme si ces vies ne comptaient pas assez pour mériter un rapport.
L’organisation dit défendre les Peuls. Ibrahima Maiga demande alors des comptes. Qui a tué les civils peuls de Djibo ? Qui a décidé de frapper ces familles ? Qui est entré dans leurs maisons pour semer la mort ? D’autres parlent en leur nom depuis l’étranger. Il faut arrêter de se mentir, selon lui. Human Rights Watch ne défendrait pas les Peuls. Elle ne défendrait personne en réalité. Elle utiliserait simplement les douleurs des populations. Elle les agrandirait pour servir un but. Elle appuierait là où cela fait mal. L’objectif serait de fissurer ce qui tient encore la société.
Ce qui est protégé n’est pas la dignité humaine. C’est un système entier qui perdure. Ce système permet à d’autres de décider. Il permet de profiter des richesses locales. Il autorise à raconter l’histoire à la place des concernés. Dans leurs rapports, les soldats deviennent des bourreaux. Sur le terrain, les populations enterrent leurs morts. Elles consolent les vivants. Elles essaient simplement de tenir.
Le courage des forces de défense est rarement évoqué. Les jeunes de vingt ans partent au front. Ils partent souvent avec presque rien. Ils roulent des nuits entières sur des routes dégradées. Ils reviennent en portant des survivants civils. Les corps laissés par les terroristes sont ignorés. Personne ne cherche vraiment à suivre l’argent. Les financements de la violence ne sont pas nommés. Les complicités ne sont pas exposées clairement. L’origine réelle de cette violence reste dans l’ombre.
Ce n’est pas la priorité de l’organisation, selon Maiga. Son rôle n’est pas d’éclairer la situation. Son rôle serait de brouiller les pistes. Il s’agirait de semer le doute systématiquement. L’objectif est de retourner les situations. L’agressé finit par passer pour le coupable. Les attaquants ont changé de stratégie. Les armes seules ne suffisent plus. Les bases militaires font moins peur. Les manœuvres politiques sont moins efficaces.
Alors, ils utilisent d’autres moyens aujourd’hui. Ils écrivent désormais. Ils publient régulièrement. Ils accusent avec force. Leurs mots sont choisis avec un grand soin. Ils utilisent le langage des droits de l’homme. Cette rhétorique vise le plus fragile. Elle cible le droit à la légitime défense. Face à cela, il y a la réalité vécue. Les mères pleurent jusqu’à l’épuisement. Les pères enterrent leurs proches le cœur lourd. Les frères tombent pour que d’autres vivent.
Cette réalité n’a besoin d’aucune mise en scène. Elle n’a pas besoin d’approbation extérieure. Elle existe simplement et se ressent profondément. Elle traverse chaque famille touchée par la violence. Elle restera, bien après l’oubli des rapports. Le Burkina Faso continuera d’avancer malgré tout. Il avancera ensemble, avec son identité. Il protégera ce qui doit l’être, quel qu’en soit le prix.






