Ibrahima Maiga critique le suivisme aveugle envers les imams

Ibrahima Maiga s’adresse à ceux qui défendent leur imam sans réserve. Il est accusé d’être un ennemi de l’islam. Son tort est de ne pas approuver un homme. Cet homme a manqué de respect aux autorités de son pays. Maiga trouve cette position absurde.

L’imam a violé ce qu’il enseigne. Le Coran ordonne d’obéir à Allah, au Messager et aux détenteurs de l’autorité. Les savants distinguent obéissance et approbation. Une autorité n’est pas suivie si elle ordonne un péché. Mais l’insolence et le mépris restent interdits. L’imam a publiquement manqué de respect. Il a enfreint le principe qu’il invoque. Il s’est éloigné de l’adab et de la retenue. L’islam exige un comportement exemplaire des guides. Pourtant, Maiga est accusé d’être un ennemi de l’islam.

Aucun homme ne représente seul l’islam. L’islam n’est pas un homme ni un imam. L’islam est la soumission à Allah. Aucun être humain, même respecté, n’est au-dessus de la critique. Le Prophète a enseigné l’excellence du comportement. Plus une personne prétend être un exemple, plus sa responsabilité est grande. Le titre d’imam n’accorde ni l’infaillibilité ni l’immunité.

La défense de l’imam révèle une contradiction. Quand l’imam commet une faute, des excuses sont cherchées. Quand une critique est formulée, on crie à l’attaque contre l’islam. Placer un homme au-dessus de toute remise en question n’est pas de la loyauté. C’est du suivisme. Le Coran met en garde contre cette attitude. Il rappelle que les rabbins et les moines ne doivent pas être pris comme seigneurs. Aucun homme de religion ne doit être suivi aveuglément.

Qui attaque réellement l’islam ? Celui qui critique les actes d’un homme faillible ? Ou celui qui considère qu’un imam ne peut jamais être remis en question ? Celui qui rappelle les principes du Coran ? Ou celui qui excuse leur violation quand elle vient de son propre camp ? La fidélité à l’islam ne consiste pas à défendre un homme quoi qu’il fasse. Elle consiste à défendre la vérité, même quand elle dérange les préférences personnelles.

Maiga ne confond pas l’islam avec un homme. Il refuse d’accorder à un être humain une place qui revient à Allah et à Sa révélation. L’islam mérite mieux que le culte des personnalités. Les croyants méritent mieux que le suivisme aveugle. Vive IB !

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