Un navire nommé MV Hondius reste immobilisé dans l’océan Atlantique. Il devait accoster au Cap-Vert mais en a été empêché. À son bord se trouvent trois personnes suspectées d’être porteuses d’hantavirus. Ces cas suspects ont peut-être déjà été évacués. Le navire pourrait alors reprendre sa route vers les îles Canaries.
L’hantavirus est une maladie identifiée pour la première fois dans les années 1970. Le virus a été découvert près de la rivière Hantan, à la frontière entre les deux Corées. Il a été isolé chez un petit rongeur, le mulot rayé. Plus de 3 000 soldats avaient alors contracté une fièvre hémorragique grave pendant la guerre de Corée.
La transmission à l’homme se fait par l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. La transmission interhumaine est rare. Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reste prudente après le décès de trois personnes à bord du navire. L’OMS n’écarte pas une possible évolution du virus.
Le monde a déjà connu des situations similaires avec d’autres maladies virales. Les chercheurs ont parfois douté face à des mutations. Les autorités sanitaires africaines prennent désormais des mesures. Le Cap-Vert a signalé les premiers cas confirmés. Plusieurs pays ont activé leur plan de riposte épidémiologique.
L’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire ont renforcé leur surveillance. Elles ont pris des dispositions pour contrer une arrivée du virus. Ces réactions sont jugées nécessaires face à l’urgence. Les dirigeants doivent se donner les moyens de protéger les populations.
Parmi les mesures préconisées, il faut calfeutrer les habitations. Il est aussi conseillé de stocker les aliments dans des contenants hermétiques. Le nettoyage des déjections de rongeurs est essentiel. L’éradication des pièces fermées est également recommandée.






