Grand Lomé : le micro-tunnelier Mawuse contre les inondations

Au Togo, le Grand Lomé reçoit un micro-tunnelier de deux mètres de diamètre. Cette machine, baptisée Mawuse, a été présentée au public la semaine dernière. Elle marque le début concret du projet RAINE. Ce projet vise à réduire les inondations dans la région.

Le micro-tunnelier est un engin de forage téléguidé. Il pose des canalisations souterraines sans bloquer la circulation. Les travaux ne perturbent pas les activités en surface. L’équipement doit installer des réseaux d’évacuation des eaux pluviales dans les zones à risque.

Les entreprises du chantier mettent en avant un bénéfice local. Des emplois sont créés pour des travailleurs togolais. Un transfert de compétences techniques est aussi prévu. Ces aspects renforcent l’impact industriel du projet.

Les inondations saisonnières provoquent des dégâts récurrents. Elles endommagent les routes, entraînent des pertes d’actifs et interrompent les activités. Des risques sanitaires apparaissent également. Pour les ménages et les entreprises, les coûts directs et indirects sont élevés.

Le gouvernement présente RAINE comme un investissement pour la résilience urbaine. La gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a déclaré :

« Le projet RAINE vise à résoudre durablement le problème des inondations récurrentes en utilisant la technique avancée du microtunnelage. »

Lancé en juillet 2025, le projet doit durer 33 mois. La fin est prévue pour le 1er mai 2028. Pour les autorités, l’enjeu dépasse l’assainissement. Le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Kodjo Adedze, a affirmé :

« Ce projet structurant marque une avancée significative dans la transformation du système de gestion des eaux pluviales. »

Le Grand Lomé regroupe treize communes sur deux préfectures. Il compte près de 2,2 millions d’habitants. Cela représente plus du quart de la population togolaise. Cette agglomération est la plus peuplée du pays. Elle est aussi la plus urbanisée et la plus active économiquement.

À terme, une meilleure gestion des eaux pluviales devrait protéger les infrastructures. Les pertes économiques liées aux sinistres pourraient diminuer. L’attractivité de la région serait renforcée.

Précédent

Le front malien de la guerre mondiale

Suivant

Mali : l'armée et Africa Corps repoussent les jihadistes