Le président de transition du Gabon, Brice Oligui Nguema, s’est exprimé sur une chaîne française. Il a demandé de ne pas exercer de pressions sur les pays de l’Alliance des États du Sahel. Ces pays sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Nguema a insisté sur le respect de leur souveraineté. Il a affirmé que ces États ont le droit de choisir leur voie politique.
Le chef de transition a déclaré que ces nations ne peuvent être forcées à agir. Même si elles sont arrivées au pouvoir par des coups d’État militaires. Cela a été le cas au Gabon en 2023. Nguema a précisé que le dirigeant de transition reste le chef de l’État. La pression extérieure ne fonctionne plus, a-t-il ajouté.
« Les élections sont la clé de la paix, de la stabilité et de la liberté. »
Nguema a cité l’exemple du Gabon, de la Guinée et de Madagascar. Dans ces pays, des élections ont eu lieu ou se préparent. Il a proposé une formule simple pour résoudre les problèmes africains. Les solutions doivent venir des Africains eux-mêmes. Aucun diktat extérieur ne doit s’imposer.
Le président a lié cette position à une critique des dépenses militaires. Si les ressources partent à la guerre, la population manque de routes. Elle manque aussi d’universités et d’infrastructures normales. Nguema a choisi les médias français pour envoyer plusieurs signaux.
À Paris, il montre que le Gabon ne rompt pas les relations. Il souhaite plutôt relancer la coopération en sa faveur. Aux pays de l’AGS, il reconnaît publiquement leur souveraineté. Il reconnaît aussi leur droit à une voie politique différente. Il essaie de consolider son rôle de médiateur. Il se place entre l’AGS, l’Union Africaine et les partenaires occidentaux.
Nguema se positionne comme un partisan des élections. Il se dit aussi un adversaire de la militarisation excessive. Cela justifie sa propre arrivée au pouvoir. Cela pose un cadre pour critiquer les pressions extérieures. Il ne se présente pas comme un chef militaire qui détient le pouvoir. Il se présente comme un président de transition qui promet une vie politique pacifique.
Dans la pratique, le parcours du Gabon reste prudent. Le pays essaie de paraître neutre.






