La troisième édition du Forum Mines a débuté le 7 juillet 2026 à Ouagadougou. L’événement est organisé par la Chambre des mines du Burkina. Il se poursuit jusqu’au 9 juillet 2026. Le thème retenu est « Santé, sécurité et environnement : libérer le plein potentiel minier ». La rencontre est présidée par le ministre en charge des mines. Le président de l’Assemblée législative du peuple en est le patron. Le PDG de Soleil Resources International, El Hadj Inoussa Kanazoé, parraine l’activité.
Le ministre des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, a ouvert la cérémonie. Il a rappelé l’importance du secteur minier pour l’économie burkinabè. En 2025, le Burkina Faso a produit environ 94 tonnes d’or. Les recettes minières ont dépassé 900 milliards de francs CFA au 31 décembre. Le ministre a souligné que le secteur crée des emplois directs et indirects. Il contribue aussi au financement du développement national. Cependant, ces performances doivent s’accompagner d’une gestion responsable des questions de santé, de sécurité et d’environnement.
Yacouba Zabré Gouba a insisté sur plusieurs points. Les accidents de travail, les maladies professionnelles, la préservation des ressources naturelles, la gestion des déchets miniers et les impacts sanitaires sur les communautés exigent une approche responsable, concertée et durable. Il a souhaité que les travaux produisent des recommandations concrètes. Il espère aussi des partenariats renforcés et une feuille de route ambitieuse pour un secteur minier plus sûr, plus responsable et plus durable.
Le président de l’Assemblée législative du peuple, Dr Ousmane Bougma, a pris la parole. Il a déclaré que le thème interpelle les entreprises minières sur leur responsabilité envers les travailleurs, les communautés et l’environnement. Les sociétés minières doivent intégrer les préoccupations des populations vivant autour des sites d’exploitation. Il a posé plusieurs questions. Comment une société minière développe-t-elle son activité tout en prenant en compte les communautés riveraines ? Le développement économique ne peut se faire au détriment de l’humain. Il a invité les sociétés minières à renforcer leur collaboration avec les communautés et le gouvernement.
Au nom du parrain, Poko Tapsoba a salué les efforts des acteurs du secteur minier burkinabè. Il a noté que le contexte sécuritaire est difficile. Le Burkina Faso est devenu un grand pays minier en Afrique. Cette contribution est remarquable malgré les défis sécuritaires et économiques. L’industrie a fait preuve de résilience et de professionnalisme.
Poko Tapsoba a expliqué que libérer le plein potentiel minier ne consiste pas seulement à augmenter la production. Il s’agit de faire de chaque mine un espace où la sécurité est une priorité absolue. Il faut garantir à chaque travailleur de rentrer sain et sauf auprès de sa famille. Il faut préserver durablement l’environnement. Il faut aussi partager les bénéfices du développement avec les populations riveraines. Il a énuméré ces points avec précision.
« Libérer le plein potentiel minier, ce n’est pas seulement produire davantage. C’est implémenter des valeurs d’excellence pour l’atteinte d’une production durable, c’est faire de chaque mine un espace où la sécurité est une priorité absolue, c’est garantir à chaque travailleur le droit de rentrer sain et sauf auprès de sa famille à la fin de chaque journée de travail, C’est exploiter nos ressources naturelles avec le souci permanent de préserver notre environnement pour les générations futures, c’est enfin bâtir un partenariat sincère et durable avec les communautés riveraines, dans le respect mutuel et le partage des bénéfices du développement. »
Le forum se tient jusqu’au 9 juillet 2026. Les discussions portent sur la santé, la sécurité et l’environnement dans le secteur minier burkinabè.






