Formation des journalistes burkinabè au journalisme sensible aux conflits

La Commission épiscopale Justice et Paix a tenu une session de formation. Elle s’est déroulée le samedi 18 avril 2026 à Ouagadougou. Des hommes et femmes des médias ont participé à cette session. L’objectif était de renforcer leurs capacités professionnelles. Cette action promeut un journalisme responsable. Ce journalisme doit favoriser la paix et la cohésion sociale. Les participants ont approfondi le journalisme sensible aux conflits. Ils ont aussi travaillé sur les genres journalistiques.

Cette activité est liée au Prix du Journalisme pour la Paix. Ce prix est aussi pour la Cohésion Sociale. L’acronyme est PJPCS. Le programme Sahel Peace Initiative porte ce prix. Plusieurs conférences épiscopales ont lancé ce programme en 2019. Catholic Relief Services est partenaire. Le prix valorise les productions médiatiques. Ces productions doivent consolider la paix au Burkina Faso.

M. Juvénal Somé a animé deux communications. Il est membre du réseau des journalistes du SPI. La première communication portait sur l’éthique professionnelle. La seconde concernait la presse écrite. Il a évoqué l’adaptation aux mutations technologiques. L’essor de l’intelligence artificielle a été mentionné.

« Le journaliste de paix et de cohésion sociale est un journaliste qui consolide des ponts plutôt que des murs »

M. Somé a rappelé le rôle de l’éthique. L’éthique est une science de la morale. Elle impose retenue et responsabilité au journaliste. Le strict respect des règles déontologiques est nécessaire.

Mme Dominique Nyaméogo est une ancienne journaliste. Elle travaillait à la Radiodiffusion Télévision du Burkina. Son intervention a porté sur plusieurs thèmes. Le journalisme sensible aux conflits était au centre. Les fondamentaux de l’écriture télévisuelle ont été expliqués. Les genres journalistiques ont été présentés. Elle a insisté sur la compréhension des conflits. Le journaliste doit en saisir les causes profondes. Donner la parole à toutes les parties est essentiel. La neutralité doit guider le travail.

« Un bon journaliste doit savoir respecter les sept (07) normes fondamentales du métier, notamment la véracité, l’indépendance, l’impartialité, l’exactitude, l’objectivité, l’équité et le respect du public. »

Mme Nyaméogo a aussi présenté les fonctions de l’interview. L’interview récit est la première fonction. Viennent ensuite l’interview d’opinion et d’explication. L’interview de témoignage et de portrait complètent la liste. La maîtrise de cet exercice assure la réussite d’un reportage.

L’abbé Kouka Alexis Ouédraogo est directeur de radio. Il dirige la radio Notre Dame de Kaya. Il a développé les spécificités du genre radiophonique. Il a établi une distinction claire. Le dossier explique un sujet en profondeur. La production radiophonique combine plusieurs éléments. Elle mêle information, explication et commentaire.

« Soyez originaux dans la recherche de sujets, c’est ce qui fait la différence entre les journalistes »

Il a aussi clarifié des notions importantes. Le thème, le sujet et l’angle ont été définis.

Abdou Zouré est journaliste et enseignant. Il a entretenu les participants sur le reportage web. L’adaptation des contenus aux supports numériques était centrale. L’optimisation des textes pour les petits écrans a été abordée. Le respect des étapes de vérification avant publication est impératif.

« En web, le titre parle à deux audiences : les humains et les algorithmes »

Il a insisté sur l’importance des légendes. Les images doivent avoir des textes alternatifs.

Les journalistes ont reçu une attestation de formation. La Commission épiscopale Justice et Paix poursuit ainsi sa mission. Elle veut contribuer à un journalisme plus responsable. Ce journalisme doit jouer un rôle actif. Il doit prévenir les conflits. Il doit consolider la cohésion sociale au Burkina Faso. Corinne Irène Sawadogo a rapporté cette information pour Minute.bf.

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