Une réunion ministérielle s’est tenue à Ouagadougou le 26 juin 2026. Elle visait à approuver un projet de directive sur le foncier urbain. Le ministre burkinabè de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, a présidé cette rencontre. Le commissaire de l’UEMOA chargé de l’aménagement du territoire, Jonas Gbian, y participait.
Les ministres de l’urbanisme et du cadastre des huit États membres ont examiné ce texte. Il porte sur l’harmonisation des règles d’immatriculation foncière. Il facilite aussi l’accès au titre de propriété. Enfin, il prévoit un système d’information foncière commun.
Cette directive s’intègre dans le Programme indicatif régional de développement urbain. Ce programme a été adopté pour renforcer les synergies entre les pays. Il permet aussi de mobiliser des financements et de soutenir des politiques concertées.
Mikaïlou Sidibé a estimé que l’adoption de cette directive constituerait une avancée vers l’harmonisation des procédures. Elle doit aussi sécuriser l’accès au titre de propriété. Elle favorise la mise en place d’un système d’information foncière moderne. Cet outil est jugé essentiel pour les politiques de logement inclusif.
Le ministre a félicité les experts. Pendant trois jours, ils ont examiné le projet avec minutie. Leur rapport doit éclairer les décisions ministérielles.
Jonas Gbian a rappelé que la sécurisation du foncier urbain est un enjeu stratégique. Les difficultés d’accès au foncier freinent les investissements et l’aménagement du territoire. Il a cité plusieurs problèmes : le dualisme entre droit moderne et régimes coutumiers, les conflits fonciers, la faiblesse du financement bancaire du logement, la dispersion des données foncières et une urbanisation rapide.
Le projet de directive vise à instaurer un cadre juridique communautaire cohérent. Mikaïlou Sidibé a salué le travail de la Commission de l’UEMOA. Il a remercié les ministres et experts qui, depuis près d’une décennie, ont contribué à l’étude sur le marché foncier urbain et à la rédaction du projet.
Ce texte avait déjà reçu une approbation en novembre 2021. Mais les réalités urbaines ont évolué. Les experts ont donc révisé la directive pour l’adapter aux contextes nationaux et aux défis actuels.
Le ministre burkinabè a salué l’engagement des délégations. Il a souhaité la bienvenue aux ministres et experts des huit États membres. Il a rappelé que le projet est l’aboutissement d’un processus engagé depuis 2016. Il a été approuvé en novembre 2021, mais une révision était nécessaire.
« Je remercie les autorités burkinabè pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé à l’occasion de ces travaux », a déclaré Moussa Sanogo, ministre ivoirien de la construction.
Cette démarche fait suite aux instructions des chefs d’État de l’UEMOA. Ils veulent promouvoir un marché foncier urbain plus performant. Mikaïlou Sidibé a renouvelé ses remerciements à la Commission de l’UEMOA et à son président Abdoulaye Diop.





