La 28e promotion d’officiers de police judiciaire a achevé sa formation. La cérémonie s’est déroulée le 26 juin 2026 au camp Kuinima de Bobo-Dioulasso. Le colonel Issa Yaguibou, chef d’état-major de la gendarmerie nationale, a présidé l’événement. Il était accompagné de Mariama Konaté Gnanou, gouverneure du Guiriko. Cette promotion compte 710 stagiaires, un nombre jamais atteint auparavant.
La formation a duré cinq mois, depuis le 25 janvier 2026. Parmi les stagiaires, on compte 40 femmes. Vingt-six stagiaires viennent de cinq autres pays africains. Le Cameroun, le Congo, le Mali, le Niger et le Sénégal sont représentés. Cela montre l’influence du centre de formation dans la sous-région.
Le programme comprenait 786 heures d’enseignement. Le taux d’exécution a atteint 99,49 %. Les stagiaires ont suivi des cours théoriques et des exercices pratiques. Ils ont aussi participé à des conférences et des séminaires. Des simulations d’enquêtes et des visites de juridictions ont eu lieu. Une immersion en milieu carcéral était également prévue. Les modules couvraient le droit pénal et la procédure pénale. Les techniques d’enquête judiciaire et la police scientifique étaient enseignées. Les infractions économiques et financières étaient étudiées. La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme figurait au programme. Les techniques d’identification criminelle étaient aussi abordées.
Des innovations pédagogiques ont marqué cette édition. De nouveaux modules ont été introduits. Le droit de l’environnement, la médecine légale et la cybercriminalité font désormais partie de la formation. Ces ajouts visent à répondre aux nouvelles formes de criminalité. Les encadreurs se félicitent des résultats obtenus. Le taux de réussite est de 100 %. La moyenne générale s’élève à 14,216 sur 20. La meilleure note est de 18,043 sur 20. La note la plus faible est de 10,195 sur 20.
Le commandant du centre, le chef d’escadron Landry N’do, a souligné l’excellence de l’établissement. Son allocution a été lue par le lieutenant Lapan Seid Mohamed Karambiri. Il a rappelé que le centre est devenu un pôle d’excellence régional. Il a évoqué le partage d’expériences entre les stagiaires. Les liens de fraternité tissés renforceront la coopération entre les services.
« Au-delà des enseignements reçus, ces femmes et ces hommes auront partagé des expériences, confronté leurs pratiques professionnelles et consolidé des liens de fraternité qui contribueront demain à renforcer la coopération entre nos services », a-t-il souligné.
Le commandant a exhorté les nouveaux officiers à rester impartiaux et intègres. Ils doivent être rigoureux dans leur travail. Leur mission inclut la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
Pengdwendé Aziel Dieudonné Ouédraogo, délégué des stagiaires, a pris la parole. Il a salué le parcours accompli depuis le début de la formation. Il a affirmé que la formation a apporté bien plus que des connaissances juridiques.
« Nous avons appris que la grandeur du gendarme réside dans sa discipline, sa résilience et sa capacité à servir la nation avec honneur et abnégation », a-t-il déclaré.
Wendkuni Kiendrébéo, major de la promotion, a exprimé sa satisfaction. Il a estimé que la formation a consolidé les connaissances juridiques. Les techniques d’enquête ont été perfectionnées. Les valeurs de discipline et de professionnalisme ont été renforcées.
Amadou Touré, major des stagiaires étrangers, a remercié les autorités burkinabè. Il a salué la qualité des enseignements dispensés par des magistrats et des instructeurs expérimentés. Il a également souligné l’accueil chaleureux réservé aux stagiaires étrangers.
« Nous avons entendu dire que le Burkina Faso est le pays des hommes intègres. Nous avons pu le constater à travers ce stage, tant par la qualité de l’accueil que par les valeurs humaines de sa population », a-t-il confié.
Le lieutenant-colonel Émile Soudré, commandant des écoles, a insisté sur l’importance de cette formation. Le contexte sécuritaire actuel rend ces officiers essentiels. Ils permettront aux unités de gendarmerie de disposer de personnels qualifiés. Ces enquêteurs pourront mener des investigations efficaces.






