Fistule obstétricale : 16 000 femmes touchées au Burkina Faso

Au Burkina Faso, environ 16 000 femmes souffrent de fistule obstétricale. Chaque année, près de 900 nouveaux cas apparaissent. Cette complication de l’accouchement provoque des fuites d’urine ou de selles par le vagin. Elle isole les femmes et les expose à la stigmatisation.

Le docteur Itengré Ouédraogo dirige l’association ARENA. Ce chirurgien réparateur soigne ces patientes depuis plusieurs années. Il offre une prise en charge gratuite. Elle comprend la chirurgie, le soutien psychologique et la réinsertion sociale.

La fistule obstétricale survient après un accouchement difficile. Environ 15 % des femmes enceintes connaissent des complications. Parmi elles, les accouchements dystociques sont fréquents. L’enfant peut être trop gros ou mal positionné. Sans césarienne rapide, la fistule apparaît.

Le docteur Ouédraogo explique que beaucoup de femmes ignorent qu’elles peuvent être soignées. ARENA mène des campagnes de sensibilisation dans les communautés. L’association forme aussi des agents de santé pour détecter les cas tôt. Les patientes sont ensuite référées au centre de soins.

La réparation chirurgicale permet souvent d’avoir des enfants après. Les lésions varient selon la gravité. Dans la société burkinabè, l’enfantement reste important. La plupart des femmes touchées perdent leur bébé lors de l’accouchement. Elles souhaitent alors procréer de nouveau.

Les défis pour ARENA sont nombreux. Le docteur Ouédraogo cite le manque de ressources et la nécessité de suivre les patientes après l’opération. La réinsertion sociale demande aussi un accompagnement durable. L’association propose des formations aux activités génératrices de revenus. Cela aide les femmes à retrouver leur place dans la communauté.

La fistule obstétricale reste un problème de santé publique au Burkina Faso. Les progrès en santé maternelle n’ont pas éliminé cette maladie. L’accès rapide à la césarienne reste un défi dans certaines régions. Le docteur Ouédraogo appelle à une mobilisation générale pour éliminer cette affection.

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