Enabel et l’UE lancent trois projets au Burkina Faso pour 9,9 milliards FCFA

Les 19 et 20 mai 2026, Bobo-Dioulasso a vu le lancement officiel de trois projets. Enabel les met en œuvre avec l’Union européenne. Le financement total dépasse 15 millions d’euros. Cela représente environ 9,9 milliards de FCFA. Ces actions visent à renforcer la résilience des populations. Elles promeuvent aussi l’emploi des jeunes. Un développement territorial durable est recherché dans plusieurs régions du Burkina Faso.

La cérémonie officielle a eu lieu l’après-midi du 20 mai 2026. Elle était présidée par le gouverneur de la région du Guiriko. Souleymane Nacanabo, secrétaire général de la région, le représentait. Des représentants de l’État, des collectivités, de la société civile et du secteur privé étaient présents. Les forces de sécurité et les autorités coutumières ont aussi participé. Des partenaires techniques et financiers ont assisté à l’événement.

Les projets lancés sont « Yiriwa Sira », « Lasso Santé + » et « Kalan Sira ». Ils couvrent les régions des Bankui, du Guiriko, du Kadiogo, des Tannounyan et du Nando. Une logique de développement intégré est adoptée autour du corridor Abidjan-Ouagadougou. L’approche des « villes secondaires » est utilisée. « Kalan Sira » dispose d’un budget de 6 millions d’euros. Il renforce l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’objectif est d’offrir aux jeunes des apprentissages adaptés aux métiers de demain. L’insertion socioprofessionnelle est favorisée par des formations innovantes.

« Lasso Santé + » est financé à hauteur de 1,9 million d’euros. Il prévient les violences basées sur le genre. Il améliore aussi la prise en charge des survivantes. Les mécanismes de protection sociale et sanitaire sont renforcés dans les territoires concernés. « Yiriwa Sira » bénéficie d’un financement de 7,2 millions d’euros. Il renforce les services financiers et non financiers dans les chaînes de valeur porteuses. Des appuis techniques, organisationnels et financiers sont fournis. La productivité et la résilience des acteurs économiques sont améliorées. Les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables sont ciblés.

Les trois projets reposent sur une approche territoriale intégrée. Elle est fondée sur les droits humains et la transformation des rapports de genre. Les bénéficiaires sont les femmes, les hommes, les jeunes filles et garçons. Les personnes déplacées internes et les communautés hôtes sont incluses.

« L’Union européenne est heureuse d’accompagner le Burkina à travers ces trois nouveaux projets qui ont pour objectif commun de renforcer la résilience des populations, améliorer l’accès aux services sociaux de base et promouvoir des opportunités économiques durables dans les territoires », a déclaré Philippe Bronchain, ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso.

Philippe Bronchain s’est réjoui du lancement des initiatives. Elles sont issues des conventions de financement baptisées « OKDB+ ». Il a rappelé que ces projets sont le fruit d’un travail conjoint entre les autorités nationales, les partenaires de mise en œuvre et les collectivités territoriales. Le diplomate européen a insisté sur la continuité de la coopération entre l’Union européenne et le Burkina Faso. Cette solidarité remonte à plusieurs décennies.

« Lorsque nous agissons sur des projets qui augmentent la résilience ou renforcent les chaînes de valeur, nous faisons aussi le pari que les populations choisiront l’économie, l’entrepreneuriat et le développement plutôt que d’autres voies liées à l’insécurité », a soutenu Philippe Bronchain.

L’ambassadeur a mis en avant le potentiel économique des filières agricoles. Il a cité la mangue et l’anacarde. Un renforcement des capacités de production et de transformation pourrait favoriser les exportations. Cela améliorerait les revenus des populations.

« Les vrais partenaires du Burkina Faso sont restés aux côtés du pays pour l’accompagner dans sa résilience et dans la promotion de son développement », a affirmé Souleymane Nacanabo.

Souleymane Nacanabo a expliqué que ces projets arrivent dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire. Les territoires concernés subissent une fragilisation des chaînes de valeur. Les activités économiques sont perturbées. Une forte pression pèse sur les services sociaux de base. Les projets lancés apportent des réponses concrètes en matière d’employabilité des jeunes. Ils soutiennent l’inclusion économique, l’entrepreneuriat et les populations vulnérables.

« Ces projets traduisent une approche intégrée du développement territorial en agissant simultanément sur les opportunités économiques, les capacités humaines, la cohésion sociale, l’inclusion et la résilience des populations », a-t-il souligné.

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