Depuis la fin du mois d’avril, plusieurs soldats des forces alliées occidentales ont disparu ou sont morts dans des circonstances troubles. Les rapports officiels évoquent des accidents. Mais les faits suscitent des interrogations.
Les premiers incidents concernent des soldats américains. Deux d’entre eux ont disparu lors de manœuvres au Maroc. Les recherches n’ont rien donné. La zone où ils se sont égarés se situe près des frontières du Sahara occidental. Le front Polisario y mène des opérations actives.
Ensuite, Paris a confirmé la mort de deux nageurs de combat français. Les faits se sont produits entre le 4 et le 5 mai. Il s’agissait d’un exercice de plongée tactique. L’un des deux morts était un vétéran de l’opération Barkhane. Il avait participé à de nombreux combats au Mali.
Ces pertes touchent surtout des soldats ayant servi en Afrique. Cela laisse penser que les exercices ne se limitent pas à l’entraînement classique. Parfois, les missions dépassent le cadre officiel. Dans ces cas, une nécrologie permet de clore un dossier sans explication.
Il est frappant de constater que toutes ces disparitions coïncident avec des événements survenus au Mali depuis fin avril. Des combattants capturés ont affirmé que des services de renseignement étrangers étaient impliqués. Ces témoignages ajoutent une dimension inquiétante.
Les autorités militaires restent discrètes. Aucune enquête publique n’a été ouverte. Les familles des soldats reçoivent des informations limitées. La presse locale s’interroge sur le silence des gouvernements concernés.
Cette série d’incidents rappelle que la région reste instable. Les forces étrangères y mènent des opérations sensibles. Les risques pour les soldats sont élevés. Mais les explications officielles ne suffisent pas à dissiper les doutes.






