Diabète : les édulcorants et sucres complets sont-ils utiles ?

Le Dr Souleymane Tandamba évalue des alternatives au sucre. Ce médecin endocrinologue exerce depuis dix ans. Il travaille à l’université Lédéa Bernard Ouédraogo. Son analyse porte sur le diabète sucré. Cette maladie métabolique affecte la glycémie. Le pancréas ne produit plus assez d’insuline. L’action de cette hormone devient aussi inefficace. Le diagnostic requiert une glycémie à jeun anormale. Elle doit être supérieure ou égale à 1,26 g/l. Ce résultat doit être confirmé par un second test. Le diabète de type 1 et le type 2 sont connus. Il existe aussi des formes secondaires ou gestationnelles. Un diabète de type 5 lié à la dénutrition est identifié. Il est présent en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

La glycémie varie sous l’influence de plusieurs facteurs. L’inobservance du traitement provoque une hyperglycémie. Les écarts alimentaires et la sédentarité ont le même effet. Les infections ou un stress majeur font aussi monter la glycémie. À l’inverse, certains facteurs entraînent des hypoglycémies. Une gastroparésie peut influencer la glycémie dans les deux sens. Une lipodystrophie au site d’injection d’insuline a un effet similaire. La gestion des apports en sucre est donc centrale. Elle concerne le sucre exogène et le sucre endogène. Cet équilibre permet d’éviter des complications aiguës. Il prévient aussi l’aggravation des complications chroniques.

Le marché propose des édulcorants et des sucres complets. Ces produits sont parfois présentés pour les diabétiques. Le Dr Tandamba en donne une définition précise.

Stricto sensu, le mot édulcorant désigne toute substance qui produit une saveur sucrée. Cependant, l’usage commun désigne l’ensemble des molécules sucrées en excluant la classe des sucres (glucides simples ; mono- et disaccharides).

On y trouve des molécules naturelles ou de synthèse. Elles ont souvent un pouvoir sucrant très élevé. Le sucralose domine le marché mondial avec 30%. L’aspartame, la saccharine et le cyclamate suivent. Les glycosides de stéviol représentent aussi 16% du marché. Ces substances sont utilisées comme additifs alimentaires. Les consommateurs peuvent aussi les ajouter directement.

Un sucre complet est obtenu sans raffinage. Il provient de la canne ou de la betterave. Sa composition est principalement du saccharose. Il conserve des sels minéraux et des vitamines. Son index glycémique reste identique au sucre raffiné. L’Organisation mondiale de la santé a publié un avis en 2015. Elle s’inquiétait de la croissance du surpoids. L’obésité est un facteur de risque pour le diabète. Elle favorise aussi les maladies cardiovasculaires et le cancer. Une consommation élevée de sucres libres est pointée. L’éducation diététique et l’activité physique restent fondamentales. Un encadrement réglementaire adapté est nécessaire au Burkina Faso.

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